Le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a définitivement approuvé mercredi soir un projet de décret qui redéfinit et clarifie l'organisation ainsi que les différentes composantes du travail de ses quelque 100.000 enseignants.

Il sera désormais possible pour une personne partie en DPPR, congé anticipé avant la retraite, de reprendre du service. Les heures supplémentaires seront rémunérées. Un professeur de gymnastique pourra aussi désormais encadrer des élèves en cours de français.

"Toutes les mesures sont un peu du même style. Elles apportent ds petites solutions mais n'apportent pas une solution globale au problème de la pénurie", déplore Joseph Thonon, président CGSP Education

"Quand on part c'est parce qu'on est épuisé"

Si un enseignant en fin de carrière a choisi d’être à mi-temps par exemple ou de quitter l’enseignement en échange d’un salaire moindre, il pourra revenir face aux élèves. Le syndicaliste n’est pas convaincu qu’il y aura des candidats. "Quand on part c'est en général parce qu'on est épuisé, que le'on ne veut plus du métier. Si on reste chez soi c'est qu'on n'a pas vraiment envie de rentrer à l'école. Il pourrait arriver que parfois on ait quelques difficultés financières, que l'on n'ait pas bien évalué la situation. A ce moment-là, on pourrait imaginer que certains veuillent rentrer mais je pense que ce n'est vraiment pas la majorité", ajoute Joseph Thonon.

Ce décret prévoit aussi d’attribuer 100 euros par an aux enseignants pour participer à leur connexion internet privée. Il a été approuvé par la majorité PS-cdH. L'ensemble de l'opposition MR, Ecolo et DéFI s'est abstenue. L'ensemble de ces nouvelles dispositions seront d'application à la rentrée de septembre 2019.