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Rallye d'Australie: Ogier, Neuville, Tänak, trois hommes pour une couronne

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Le Belge Thierry Neuville fête sa victoire au Rallye de Sardaigne, à Alghero, le 10 juin 2018
© AFP/Archives

Ils sont trois, à l'aube de la 13e et ultime manche du Championnat du monde des rallyes (WRC), à pouvoir être sacrés: Sébastien Ogier, Thierry Neuville et Ott Tänak se départagent en Australie de vendredi à dimanche.

Trois points seulement séparent les deux premiers au classement des pilotes, le Français de M-Sport Ford et le Belge de Hyundai, quand l'Estonien de Toyota fait figure d'outsider à 23 longueurs d'Ogier.

Avec trente unités au maximum à empocher dimanche (25 pour le vainqueur du rallye et cinq pour le plus rapide de la Power Stage, qui clôt l'épreuve), toutes les issues sont possibles.

Seul le quintuple champion du monde en titre peut se mettre à l'abri en remportant pour la quatrième fois la manche australienne, quel que soit le classement de la Power Stage.

La météo pourrait jouer les arbitres du Championnat le plus serré depuis 2003. Si les routes sont sèches vendredi, Ogier, qui ouvrira devant ses deux poursuivants, sera désavantagé. S'il pleut, il aura au contraire l'ascendant.

- Ogier "prêt pour le challenge" -

Le Français Sébastien Ogier, 2e au Rallye de Catalogne, à Salou, le 28 octobre 2018© AFP/Archives

"La pression est maintenant sur nos rivaux qui doivent combler leur retard", estime le Français, qui a effacé lors des deux derniers rallyes un déficit de 23 points sur Neuville.

"Nous sommes conscients qu'ouvrir la route ne nous facilitera pas la tâche, mais tout peut arriver et nous sommes prêts pour le challenge. Nous avons eu beaucoup de succès en Australie au fil des ans et notre objectif est d'ajouter encore à ces succès", dit-il.

Vainqueur l'an dernier aux antipodes alors que le titre était déjà joué, Neuville est conscient qu'il doit hausser son niveau, après une deuxième partie de saison décevante, s'il veut être enfin titré, après trois deuxièmes places au Championnat en 2013, 2016 et 2017, chaque fois derrière Ogier.

"Les derniers rallyes n'ont pas tourné en notre faveur et on se retrouve du coup dans une bagarre incroyable et intense, reconnaît-il. Tous les constructeurs et équipages ont connu des hauts et des bas cette saison, mais on doit mettre tout ça derrière nous et nous concentrer pour réussir un week-end parfait."

"Avoir reculé à la deuxième place au Championnat nous offre au moins le petit avantage de ne pas ouvrir sur des routes poussiéreuses, mais tout compte désormais", estime le Belge, qui n'a plus gagné depuis la Sardaigne en juin.

- Tänak "ne va pas abandonner" -

L'Estonien Ott Tänak, victorieux au Rallye de Turquie, à Marmaris, le 16 septembre 2018© AFP/Archives

Tänak, au contraire, est sans conteste le pilote le plus rapide du moment: il a remporté trois des cinq derniers rallyes (Finlande, Allemagne, Turquie) et mené les deux autres jusqu'à ce que la malchance le frappe (panne en Grande-Bretagne, crevaison en Catalogne).

L'Estonien veut donc croire en ses chances, même si l'arithmétique n'est pas en sa faveur. "Je vais tout donner en Australie, promet-il. Mathématiquement, j'ai toujours une chance au Championnat des pilotes et, même si ça n'est pas vraiment entre mes mains, je ne vais pas abandonner."

D'autant que chez les constructeurs, Toyota compte 12 longueurs d'avance sur Hyundai et 25 sur M-Sport Ford, avec 43 points au maximum encore à engranger.

"Nous sommes dans une position très solide, estime le pilote de 31 ans. Nous pouvons être confiants au vu de la façon dont notre voiture s'est comportée lors des derniers événements sur terre. Les routes en Australie sont rapides et fluides, ce qui nous convient bien."

Vingt-quatre spéciales, dont seize sont inédites grâce à l'utilisation de nouvelles routes ou d'anciennes sections parcourues à contresens, sont au programme pour 318,64 km chronométrés autour de Coffs Harbour (Est).

Sont prévues deux boucles de trois spéciales vendredi et dimanche et deux boucles de quatre spéciales samedi, suivies les deux premiers jours de deux passages sur une courte ES sur asphalte.