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Courses de chiens de traîneaux: la "Grande Odyssée" s'ouvre dans un format remanié

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Un musher à Val-Cenis pendant la 14e édition de la "Grande Odyssee" le 21 janvier 2018
© AFP/Archives

Réputée pour sa difficulté, la "Grande Odyssée" ouvre samedi après-midi à Samoëns (Haute-Savoie) sa 15e édition dans un format remanié, les étapes de cette course de chiens de traîneaux ayant été réduites pour s'adapter au réchauffement climatique.

L'épreuve se disputera pour la première fois sur neuf étapes de "moyenne distance" (entre 35 et 40 km) en raison de l'enneigement, alors que le parcours se déployait sur 90 km par jour depuis la création de l'épreuve, en 2005.

"On a analysé les quatre dernières éditions et on s'est rendu compte que mis à part l'année dernière, où les conditions de neige étaient exceptionnelles, on n'a jamais pu tenir les plans de course prévus", explique à l'AFP Annabel Lascar-Kam, la directrice de l'épreuve.

"Les mushers (ndlr: pilotes d'attelage) européens qui font de la longue distance ne peuvent plus s'entrainer en Europe à cause de l'enneigement. On s'est donc adapté au format qu'ils peuvent pratiquer. La conséquence, c'est que pas mal de nouveaux sont présents sur cette 15e édition", ajoute-t-elle.

Au total, les vingt-quatre concurrents - masculins et féminins - et leur attelage canin (soit environ 400 chiens) parcourront 390 kilomètres et devront franchir 13.000 mètres de dénivelés positifs d'ici le 23 janvier, pour moitié de nuit et en majorité en dehors des domaines skiables.

Vainqueur en 2018, le Français Rémy Coste sera au départ du prologue, samedi à 17H45. Puis la course débutera réellement dimanche depuis Praz de Lys Sommand, en Haute-Savoie, pour s’achever le 23 janvier à Bonneval-sur-Arc, en Savoie.

Pour chaque étape, l'organisation a élaboré plusieurs tracés qui lui permettront de parer à toute problématique liée à l'enneigement: lorsque le kilométrage doit être réduit, en cas de fort risque d'avalanche, ou lorsque rien n'est possible. "Dans ce cas, on prévoit des animations", explique Mme Lascar-Kam.

La direction a également ouvert la course aux mushers souhaitant limiter leur attelage à huit chiens, la course ayant jusqu'alors traditionnellement accueilli des "pool" composés de 12 à 14 chiens, et créé une compétition de "ski joëring" - un skieur de fond tracté par deux chiens - qui aura lieu du 21 au 23 janvier.

Dès l'année prochaine, deux nouvelles étapes pourraient voir le jour "en Savoie, dans le secteur de la Tarentaise", a indiqué Annabel Lascar-Kam, "en remplacement de certaines autres, qui n'auront plus lieu".

"La nouveauté de chaque année, c'est que la course ait lieu. C'est difficile de réunir tous les éléments - partenaires financiers notamment - qui font que son coup d'envoi peut être donné", conclut-elle.