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Hand: les Français commencent le Mondial par une victoire pénible sur le Brésil

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L'entraîneur de la France Didier Dinart lors de la victoire de la France sur le Brésil 24 à 22 le 11 janvier 2019 à Berlin
© AFP

Les Français ont commencé le Mondial de handball par une victoire bien plus pénible que prévu sur le Brésil, 24 à 22, vendredi à Berlin, sans Melvyn Richardson, dernier joueur écarté de la liste des seize.

Les doubles tenants du titre, sérieusement ballottés par des Sud-Américains qui ne font pas partie du gratin mondial, devront hausser le ton samedi (20h30) dans leur deuxième match face à la Serbie, un adversaire de plus haut niveau. Les choses très sérieuses commenceront mardi avec un choc contre l'Allemagne, déjà crucial dans la course aux demi-finales.

Le premier événement de la journée avait été l'éviction de Melvyn Richardson. Nanti d'une pléthore de gauchers, le sélectionneur Didier Dinart avait emmené 17 hommes à Berlin, repoussant jusqu'au dernier moment le difficile dernier choix.

C'est le jeune prodige qui en a fait les frais, malgré les performances spectaculaires qu'il enchaîne depuis la saison dernière en Ligue des champions avec Montpellier. A 21 ans, le fils de Jackson devra attendre son tour, à moins qu'une blessure ou une nécessité tactique ne provoque son entrée en cours de tournoi (le règlement permet trois changements). En tout cas, il reste à Berlin et s'entraînera avec ses coéquipiers.

- Gérard décisif -

Les Français ont mis du temps à entrer dans le match. Les Brésiliens, sans complexe malgré le souvenir de la gifle reçue en ouverture du Mondial-2017 (31-16), se sont même permis de mener pendant les vingt premières minutes.

Les Bleus ont resserré leur défense autour de leur gardien Vincent Gérard, excellent dès son entrée en jeu en milieu de période, empêchant le Brésil de marquer pendant près de dix minutes. Michaël Guigou (5 buts en première mi-temps, 6 au total) a pris le relais de Dika Mem (4 buts en début de match, 6 au total) et Timothey N'Guessan (5 buts) en attaque et la différence de niveau s'est enfin fait sentir (16-13 à la pause). Provisoirement.

Car contre toute attente, les champions du monde ne se sont pas envolés au retour du vestiaires à cause de trop nombreuses pertes de balles. Au contraire des Brésiliens: portés par leur arrière gaucher José Toledo (8 buts), ils ont égalisé à douze minutes de la fin sur un superbe "kung-fu".

Il a fallu du sang-froid pour maîtriser l'euphorie de Sud-Américains qui se mettaient à croire au plus grand exploit de leur histoire. Une interception de Vincent Gérard à 30 secondes de la fin a évité aux siens une fin stressante.