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Basket: le tenant ambitieux, l'habitué miraculé, et le revenant affamé

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All Star Game de ProA, le 29 décembre 2016, à Paris
© AFP/Archives

Entre un tenant du titre monégasque très ambitieux, un habitué strasbourgeois un peu miraculé et un revenant palois très affamé, la Leaders Cup de basket de vendredi à dimanche à Dysneyland Paris s'annonce ouverte.

Dans cette compétition qui réunit depuis 2003 les huit meilleures équipes de la phase aller du Championnat de France de ProA, personne n'a jamais réussi à conserver d'une année sur l'autre son titre. Au mieux, Gravelines s'est hissé trois fois de suite en finale (2011, 2012 et 2013) avec deux titres (2011 et 2013).

Monaco le nouveau riche du basket français réussira-t-il là où tous les clubs historiques ont échoué? Promu à l'été 2015 avec un énorme budget, le club de la Principauté a remporté en 2016 la Leaders Cup, pour sa première participation.

Cette année, l'ASM se présente en favorite, forte de son parcours quasi parfait lors de la phase aller de ProA. Seules deux équipes ont trouvé la faille contre les Monégasques: Nancy, pas qualifié pour le tournoi à Marne-la-Vallée, et Paris-Levallois qui est dans l'autre moitié de tableau.

Les Monégasques devront se méfier de Gravelines en quarts, alors que le match de championnat n'a pas été une partie de plaisir, seulement huit points d'avance au final contre les Nordistes fin octobre.

Tous les voyants sont donc au vert pour Monaco, si ce n'est son décevant parcours dans les play-offs de ProA l'an passé, qui a révélé une friabilité dans les matches à enjeux.

- Sans Le Mans, avec Pau-Orthez -

L'an passé à Marne-la-Vallée, Strasbourg était arrivé dans la même situation et s'était arrêté en demi-finales contre... Monaco.

Cette année, la présence alsacienne à la Leaders Cup relève plus du miracle. Le début de saison, avec l'entraîneur finlandais Henrik Dettmann ne s'est pas passé comme prévu du côté de la SIG, avec quatre défaites pour une seule victoire.

Résultat: une mise à pied de Dettmann, et un retour au bercail de Vincent Collet.

Personne ne pense alors à une cinquième participation consécutive de Strasbourg au tournoi de mi-saison. Et pourtant, Collet a réussi à relancer un collectif amorphe pour enchaîner cinq victoires et une défaite en six matches.

La SIG a arraché son ticket au Mans lors de la 17e et dernière journée des matches aller: la SIG s'est imposée sur son parquet contre Châlons-Reims (106-78), alors que Le Mans s'est incliné contre Gravelines, qui a composté son billet par la même occasion.

"Nous sommes des miraculés. On était dernier fin octobre, on a perdu face à tous les membres du Top 8… sauf face à Nanterre", expliquait lors du tirage au sort le président strasbourgeois Martial Bellon. Ca tombe bien, ce sont les Franciliens qui s'annoncent face aux Alsaciens en quarts vendredi.

Les Manseaux sont ainsi évincés de la Leaders Cup, qu'ils n'avaient jusque-là raté qu'une seule fois depuis 2003 (en 2011).

En revanche, la compétition note le retour d'un grand nom du basket français, Pau-Orthez, brillant troisième de ProA à mi-parcours, et qui n'avait plus pris part à la Leaders Cup depuis 2011 (alors sous le nom de Semaine des As).

Pour espérer décrocher un deuxième titre après la première édition en 2003, les Palois feront face à Paris Levallois en quarts de finale, avant une éventuelle demi-finale contre Villeurbanne ou Chalon-sur-Saône, deux autres outsiders pour le titre à Disney.