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Protestation des syndicats

Désaccord face au EU-Mobility-Package

Luxembourg
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© René Pfeiffer / RTL Télé Lëtzebuerg

Les syndicats du secteur des transports ne veulent pas entendre parler d'une libéralisation du marché ainsi que de l'application d'un nouveau règlement.

Pour 18 jours de travail, les concernés n'auraient plus droit qu'à deux jours de repos, un scandale selon le FNCTTFEL-Landesverband (Fédération Nationale des Cheminots, Travailleurs du Transport, Fonctionnaires et Employés, Luxembourg), l'OGBL et la Fédération Européenne des Transports.

En outre, le marché des transports devrait encore subir plusieurs évolutions dont une libéralisation, ce qui implique davantage de concurrence pour les chauffeurs routiers professionnels, selon les propos de Romain Daubenfeld de l'OGBL.

Les syndicats et la Fédération Européenne des Transports pourraient se contenter d'un maintien de l'actuel règlement, si celui-ci était soumis à plus de contrôles. Les représentants ne veulent pas tomber dans un système qui permettrait aux patrons d'exploiter davantage leurs employés, alors que le secteur se trouve déjà dans une situation critique.

Les représentants veulent donc, et jusqu'à nouvel ordre, accompagner les ministres lors de réunions traitant de l'épineux sujet des transports. Ils veulent leur répéter que les propositions faites par les commissaires européens vont dans le sens opposé des souhaits des syndicats. Les syndicats européens sont unanimes et vont suivre l'évolution du dossier de très près.

Des démonstrations de force sont tout à fait possibles, comme par exemple une manifestation devant la Commission européenne à Bruxelles, toujours selon les propos de Romain Daubenfeld. 

Les ministres du Transport de l'UE se sont réunis ce jeudi afin de discuter du "Road Package", avec le Conseil Européen du Transport.