Ceux qui s'attendaient à ce que Jean-Claude Juncker manifeste de la nervosité devant la commission d'enquête sur les Panama-Papers, s'étaient trompés.
Le président de la Commission européenne a accueilli avec flegme les questions sur l'époque où il était ministre des Finances et chef du gouvernement au Luxembourg, l'époque à laquelle remontent les Panama Papers.
Dans le même temps, il a répété à plusieurs reprises les initiatives que la Commission avait prises ces dernières années pour lutter contre l'évasion fiscale et le blanchiment d'argent. Le monde d'aujourd'hui, dans lequel Jean Claude Juncker veut bien être évalué et jugé, est différent de celui d'hier. Le député européen Bernd Lucke a voulu savoir si on a seulement appris par les Panama Papers, qu'en tant qu'étranger, on pouvait frauder le fisc au Luxembourg, ou bien si c'était déjà connu. Oui, je savais cela, a répondu Jean-Claude Juncker. C'est pourquoi il s'était efforcé de trouver une solution à l'échelle européenne dès 1997.
La question de la responsabilité politique pour les activités d'un intermédiaire comme Mosac Fonseca ne se posait pas, a ajouté Jean-Claude Juncker. Le ministre des Finances et Premier ministre n'était pas au courant de ses agissements.
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