Eglise du monstre en spaghetti volant

La pétition qui veut sa reconnaissance a été jugée recevable

Luxembourg

C'est ce qu'a décidé la commission parlementaire en charge des pétitions, qui en a déclaré dix nouvelles recevables.

Les autres pétitions sont moins tirées par les cheveux. L'une porte par exemple sur la baisse de la TVA sur les protections hygiéniques féminines, une autre sur les transports publics sur le Pont bleu. La pétition 658 qui portait sur le retrait de la circulation des pièces de deux centimes d'euro, a été refusée. Elle n'a pas été jugée recevable car elle ne remplissait pas un critère : il faut en effet un délai d'un an entre deux pétitions sur un même sujet.  

Une autre pétition, sur les radars celle-là, doit être reformulée, a précisé Marco Schank, qui préside la commission. Une pétition demande la sauvegarde du Pont bleu quand le Pont Adolphe sera remis en service.

Quatre organisations agricoles réclament dans une pétition, que des produits luxembourgeois soient utilisés dans la restauration publique.  

En ce qui concerne le monstre en spaghetti volant, il est quand même un peu étonnant qu'une pétition demandant la reconnaissance d'une église fantaisiste ait franchi le cap de la commission parlementaire. Mais Marco Schank ne pense pas que cela va nuire à la crédibilité des pétitions. Il n'y a pas de problème tant que des critères comme l'absence de propos ou d'idées racistes ou injurieuses, sont remplis.

L'impact des pétitions sur les décisions politiques, est illustré par les pétitions sur la protection des animaux. Le ministre Fernand Etgen a puisé dans ces textes des idées pour la nouvelle loi sur la défense des animaux, selon Marco Schank.