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Borréliose de Lyme

Une maladie taboue et souvent mal traitée

Luxembourg
© AFP

Beaucoup de patients atteints de la borréliose, une maladie transmise par les tiques, ne sont pas pris au sérieux par leur médecin traitant.

Au Luxembourg, la maladie serait toujours un sujet tabou, selon la présidente de l'Association Luxembourgeoise Borréliose de Lyme Sofia Araùjo, et beaucoup de patients ne recevraient pas le bon traitement. Ceux qui sont atteints de cette maladie chronique, qui est le plus souvent transmis par des tiques, ne sont pas pris au sérieux par leur médecins. C'est pourquoi l'association veut avoir une entrevue avec le ministère de la Santé.

Tania Silva a 23 ans et souffre de la borréliose de Lyme. Avant ce diagnostic, elle a été examinée par toute une série de médecins. Le problème serait résolu après trois semaines d'antibiotiques, lui avait-on assuré. Mais la maladie est revenue. Son médecin à l'époque ne le comprenait pas et l'a envoyée chez un psychologue. En tant que personne atteinte de la borréliose, elle se sent négligée par la plupart des médecins.

Aux urgences à l'hôpital, elle a expliqué à une infirmière ce qui était le problème, et celle-ci lui a demandé pourquoi elle faisait du chahut, puisqu'après trois semaines d'antibiotiques le problème serait résolu. Selon Tania Silva, l'infirmière n'était pas suffisamment informée au sujet de la maladie, comme beaucoup de médecins.

Les symptômes de cette maladie sont très variés et peuvent inclure de graves douleurs et des difficultés de se souvenir. La maladie peut être traitée à l'aide de médicaments mais ne disparaît souvent pas complètement. Souvent, les médecins au Luxembourg ne seraient pas bien informés à ce sujet, selon Sofia Araùjo, présidente de l'Association Luxembourgeoise Borréliose de Lyme. Ce serait différent aux États-Unis et surtout en France. Aux États-Unis il y aurait beaucoup plus d'activité autour du processus diagnostique et du traitement, et les médecins et la population seraient beaucoup plus informés sur ce qu'ils peuvent faire s'ils ont à faire à une piqure de tique. En France, les associations correspondantes bénéficieraient d'une bonne collaboration avec le gouvernement dans le but de faire connaître la maladie.

La présidente de l'ALBL voudrait avoir la même collaboration au Luxembourg. Une entrevue avec le ministre de l'Environnement serait importante afin de montrer qu'il y a beaucoup de tiques infectées au Luxembourg. De nouvelles formations pour les médecins devraient être mises en place par le ministère de la Santé, trouve-t-elle.

À ce qu'il paraît, il y a donc encore du pain sur la planche pour le ministère de la Santé...