Gaston Vogel

"Je suis un ami du peuple gitan"

Luxembourg

L'avocat a tenu à répondre aux réactions qu'ont suscité ses propos dans sa lettre ouverte concernant la mendicité organisée au Luxembourg.

Voici les propos que Me Gaston Vogel a tenu à partager avec la presse dans une lettre qu'il a lui même intitulé: "Ultimes commentaires suite aux réactions diverses à ma lettre sur la mendicité". 

1. Quant au style dans lequel la lettre fut conçue.

 D’aucuns ont qualifié ma façon d’écrire de vulgaire, violente, méprisante, indigne.

C’est en partie vrai.

Mais, pour me faire entendre, il fallait opter pour un langage fort, adapté à la réalité immonde que je me proposais de fustiger.

Un texte anodin écrit dans le style calme d’un notaire n’aurait servi à rien.

Ainsi, grâce à certains adjectifs et mots dérangeants, j’ai réussi à forcer la discussion sur la place publique.

Cela est parfait, d’autant plus que le résultat in situ ne s’est pas fait attendre.

C’est bien plus supportable depuis une semaine.

 

2. Quant à la mendicité visée.

Mon texte focalisait la seule mendicité criminelle, c’est-à-dire organisée et orchestrée par les proxénètes de la misère, ou pour employer un terme à la mode et né dans une réalité tout aussi faisandée : passeurs.

Ces individus non identifiés (les INIS) font véhiculer tôt le matin toute une cohorte de mendiants prenant leur départ dans la proche périphérie française.

Curieux qu’il ne se trouve personne pour observer les préparatifs de ces départs et retours.

Parions qu’avec un peu de bonne volonté, on finirait par situer les truands.

Cette détermination semble faire défaut, ce qui expliquerait pourquoi aucun des procès-verbaux dressés par la police n’eût pris à ce jour le chemin du prétoire.

 

3. Quant à ma prétendue xénophobie.

 

Certains mal intentionnés me prêtent un penchant de xénophobie voire de racisme.

C’est tout autant idiot que ridicule.

Mon texte ne visait ni l’étranger, ni surtout une ethnie.

Il s’attaquait à ceux qui, issus d’une certaine ethnie qui me tient à cœur, la salissent par leur comportement abject.

Ceux qui me connaissent savent que je suis un ami du peuple gitan.

J’en ai fait de multiples démonstrations.

Combien de fois n’ai-je essayé de réhabiliter l’image du gitan mise à mal précisément par ceux dénoncés dans ma lettre ?

Je l’ai fait par conférences publiques et privées, par colloques et discours dont certains diffusés sur les ondes de RTL.

C’est le gitan qui est le premier à pâtir du répugnant comportement de la mendicité organisée.

J’étais un des rares au Grand-Duché à fustiger la politique anti-gitane de SARKO.

Très peu étaient d’accord avec moi.

Il est un fait affligeant qu’une majorité est anti-tzigane.

Depuis toujours, le gitan a été persécuté en Europe chrétienne, bien sûr avec amour, charité et dignité.

C’était toujours le point fort de mes interventions.

 

4. Quant à la mendicité isolée que mon texte ne visait pas.


On côtoye en ville des mendiants réservés et très polis.

Ils n’embêtent personne.

D’autres se retrouvent tôt le matin pour occuper les points stratégiques de la ville.

Certains sont déjà à neuf heures en état d’ivresse avancée, crient, titubent et agressent le passant qui leur refuse l’aumône.

Ils s’installent à demeure devant l’entrée des magasins, de préférence autour de l’Alima.

Personne ne les en déloge.

Imaginez le dégoût de ces commerçants exaspérés qui ne trouvent de l’aide nulle part et qui le matin ouvrant leur shop, doivent par-dessus le marché enjamber des flaques d’urine où nagent des mégots, bouchons et débris de verre.

J’en ai fait récemment la charmante expérience dans le hall d’entrée de l’immeuble où se trouve mon cabinet d’avocat.

Une dizaine de ces touchants mendiants de l’Est y avaient établi leur bivouac.

C’était l’enfer ... urines, bouteilles de bière, crachats, cris, aboiements de chiens, bref le cortège habituel des merdes qu’on leur connaît.

Nous retrouvons à la lumière de ces exemples les grands principes qui devraient commander la politique de la cité : sécurité, tranquillité et salubrité.

Que dirait Madame le Bourgmestre si l’idée leur prenait de s’installer avec leurs cadeaux coutumiers à proximité du seuil d’entrée de sa demeure ?

Elle serait certainement ravie. 

Ni la dignité, ni l’absence de textes qu’elle déplore à juste titre, ne l’empêcheraient de chasser ces sympathiques visiteurs.

Et parions que texte ou pas texte, on ne lui refuserait pas la main forte pour les déloger.

Le 10 août 2015.

 

Gaston VOGEL

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