Tribunal de Luxembourg

Prison ferme pour un cas de traite d'êtres humains

Luxembourg
© AFP (Archivbild)

Deux personnes sont accusées, une femme qui poussait des sans-papiers à la prostitution et un homme qui mettait son habituation à disposition.

Une peine de 30 mois de prison a été requise pour l'accusée, une autre de 18 mois pour l'homme impliqué dans cette affaire de traite de personnes. Une amende adaptée doit venir s'ajouter dans les deux cas.

La femme de 44 ans s'est vu reprocher l'incitation à la prostitution d'hommes et de femmes entre juin 2014 et juin 2016 dans un appartement de la capitale. L'homme de 65 ans est accusé d'avoir maintenu la location de l'appartement en toute connaissance de cause. La représentante du Parquet souligne les faits graves qui leur sont reprochés, tout en précisant qu'ils ont été contrôlés et prévenus à plusieurs reprises.

C'est pour ces raisons que des peines de prison ferme ont été prononcées à leur égard. L'avocat du prévenu a précisé que son client n'était pas au courant des activités douteuses pratiquées à l'intérieur de son bien. Il n'existerait aucun élément prouvant les accusations faites à l'encontre de son client, selon Me Ohinché. Il n'aurait obtenu aucun avantage des activités illégales de la prévenue. Selon son conseil, l'accusé devrait être blanchi suite aux dettes engendrées par ce dernier dans cette affaire.

Me Veneau, l'avocat de l'accusée, a insisté sur le fait que sa cliente a été contactée par d'autres prostituées et qu'elle n'a donc pas été les chercher. D'autres femmes ont pris en charge la gestion de l'habitation en absence de sa cliente, qui ne peut donc pas être considérée comme proxénète. Il n'existe aucune preuve de recrutement quelconque de femmes pour ce genre d'activité.

Le jugement sera prononcé le 20 décembre.