Série CNS (26e partie)

Qu'en est-il de la couverture des étudiants à l'étranger ?

Luxembourg
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Cette semaine, nous passons au crible les différentes couvertures de la CNS. Cette fois, zoom sur les garanties pour les étudiants à l'étranger.

Beaucoup d'élèves préparent déjà leur départ pour l'université. Mais à quoi faut-il faire attention quand on va étudier à l'étranger ? Que se passe-t-il quand on tombe malade (étant étudiant) au-delà nos frontières ?

Tim Morizet a voulu en savoir plus.

Grâce à un accord de couverture sociale conclu entre le Grand-Duché et les 28 pays de l'Espace économique européen, chaque étudiant se trouvant à l'étranger dans un de ces pays est automatiquement couvert par la CNS.

À cette liste viennent encore s'ajouter les pays ayant signé un accord bilatéral avec le Luxembourg. Il s'agit notamment de la Bosnie-Herzégovine, de la Serbie, de la Macédoine, du Monténégro, de la Turquie, de la Tunisie, du Québec et du Cap-Vert.

Afin de pouvoir s'inscrire dans certaines universités, une preuve de couverture sociale est demandée aux étudiants.  

La carte de sécurité sociale est en principe la preuve requise dans ce cas de figure. En ce qui concerne les pays où un accord bilatéral est en vigueur, il existe un formulaire qui est disponible auprès de la CNS et qui peut également être obtenu sur internet. À noter que le formulaire E128 n'existe plus depuis 2004.

UN PATIENT COMME LES AUTRES
En cas de traitement à l'étranger, il faut veiller à être traité comme un patient affilié auprès de la caisse de maladie, et non comme un patient privé. Effectivement, les frais facturés aux "patients privés" peuvent être exorbitants et ne sont pas pris en compte par la caisse de maladie pour le remboursement. Ceci ne se limite d'ailleurs pas seulement aux étudiants se trouvant au-delà des frontières luxembourgeoises, mais est également valable pour toute personne malade se trouvant à l'étranger.

Les pays comme les États-Unis, le Canada, le Japon et l'Australie séduisent de plus en plus les élèves ayant leur bac en poche. Si un jeune décide donc d'aller étudier dans un de ces pays, il est conseillé d'avoir recours à une assurance complémentaire, car ces pays sont considérés comme des "tiers pays" par la CNS.

QUE FAIRE POUR RAPATRIER UN ÉTUDIANT ?
Si un étudiant tombe malade à l'étranger, le rapatriement est à charge de la CNS du moment où le transport est effectué d'une clinique à l'étranger vers un établissement hospitalier luxembourgeois. Cela dit, la distance prise en considération pour une prise en charge ne doit pas dépasser 400 kilomètres.

Autre condition à remplir : le médecin à l'étranger doit donner l'autorisation au patient de pouvoir quitter la clinique où il se trouve, et il doit certifier par la même occasion que la personne en question est transportable. 

Dans un tel cas de figure, il est également conseillé de disposer d'une assurance complémentaire.