Nouvelle campagne

Des dépliants pour lutter contre le cyberharcèlement

Luxembourg
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Bee-secure et la police ont présenté mardi un guide destiné à sensibiliser et à informer les victimes de cyberharcèlement et leur entourage.

Ce guide, qui se présente sous forme de flyer, tente de fournir des réponses sur comment se défendre contre le cyberharcèlement et, le cas échéant, déposer une plainte.

PAS ENCORE ANCRE DANS LA LEGISLATION

Le cyberharcèlement est en effet un phénomène qui n'est pas encore ancré en tant que tel dans la législation, même s'il s'agit d'une agression qui peut entraîner de graves conséquences pour les concernés, comme l'explique Bob Leesch de la Police grand-ducale. Si le cyberharcèlement ne figure pas en tant que tel dans les textes de loi, on trouve des infractions qui y correspondent dans certains articles du code pénal comme ce qui concerne le harcèlement, notamment le harcèlement sexuel.

Il n'est pas facile pour les victimes de s'y retrouver dans le code pénal, selon Bob Leesch. Il n'est pas simple non plus de savoir quelle attitude adopter face au cyberharcèlement. C'est pourquoi, l'an dernier, une soixantaine de structures ont demandé des formations en ce domaine. Le travail de terrain a montré que plusieurs questions se posaient en ce qui concerne les plaintes, explique Eric Krier du Service National de la Jeunesse.

BLOQUER LE CONTACT SUR LE NET ET GARDER DES PREUVES
Ce thème avait déjà été traité il y a trois ans dans une campagne, mais des besoins subsistent. Exemple concret : les gens ne savent pas clairement comment porter plainte. Ce dépliant a pour but de répondre à cette question. Mais la plainte seule ne résout pas le problème, car il s'agit d'un long processus.

Ce nouveau guide fournit aux victimes des conseils sur la manière de se comporter en cas de harcèlement. Il est par exemple recommandé de bloquer immédiatement le contact sur internet et de ne pas répondre, ou encore de faire une copie, une capture d'écran ou une photo des éléments constitutifs de l'agression afin de disposer de preuves.

UN PHENOMENE NON-NEGLIGEABLE
En tout cas les chiffres du "Kanner- a Jugend-Telefon", le service téléphonique dédié, montre que le cyberharcèlement n'est pas un phénomène à prendre à la légère, d'après Barbara Gorges-Wagner.

Quelques 700 jeunes ont recours à ce service chaque année et dans une septantaine de cas, il s'agit de cyberharcèlement.

Le mobbing ne se rencontre pas seulement à l'école ou dans les clubs sportifs, a expliqué mardi lors de la présentation du flyer, Barbara Gorges-Wagner. Avec le cyberharcèlement, on atteint d'autres dimensions, car dans ce cas, il n'existe plus d'espace protégé pour les concernés.   

Les flyers seront notamment distribués dans les établissements scolaires. Des informations complémentaires sont disponibles sur bee-secure.lu et sur police.lu/prevention