Association de malfaiteurs

Ces cambrioleurs ont volé pour 180.000 euros de cigarettes

Luxembourg
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Jeudi matin au Tribunal de Diekirch, le Parquet a requis des peines de prison de quatre ans à l'encontre de trois hommes âgés de 31 à 48 ans.

Ces trois hommes devaient répondre de l'accusation d'appartenance à une association à caractère criminel. Ils sont poursuivis pour huit cambriolages de commerces et de stations-service dans le Nord, l'Est et l'Ouest du pays (notamment à Martelange, Rosport et Oberpallen). Les faits ont été commis entre décembre 2016 et août 2017. Les cambrioleurs ont dérobé des cigarettes pour une valeur totale de 180.000 euros environ. Les accusés ont cependant dit être étrangers à ces cambriolages, eux qui n'auraient jamais mis un pied au Luxembourg.

Au début de la séance, un policier a expliqué que la façon de procéder était identique dans les huit cas. Trois à quatre hommes équipés de lampes frontales, avaient fracturé les portes et emporté une grande quantité de cigarettes, pour des montants allant de 6.000 à 46.000 euros.

La même empreinte de chaussure avait été retrouvée sur les lieux de quatre cambriolages et une trace d'ADN de l'un des accusés avait été découverte. Lors du dernier cambriolage, les voleurs avaient aussi emporté un émetteur GPS, qui a mené les enquêteurs en France. Lors de perquisitions aux domiciles des trois prévenus, des paquets de cigarettes munis de bandelettes fiscales luxembourgeoises ont été découverts. Les accusés ont déclaré les avoir reçus de tiers. Toujours selon l'enquêteur, les cambriolages de ce type ont cessé après le dernier.

Quatre avocats de parties civiles ont ensuite demandé en tout 70.000 euros de dommages et intérêts. Puis, Maître Weinquin a parlé de fausses accusations contre son client. Les preuves contre l'homme dont une trace d'ADN avait été découverte, ne seraient pas convaincantes, selon l'avocat, qui a demandé sa relaxe. Maître Marc Becker, l'avocat des deux autres accusés, un oncle et son neveu, a aussi plaidé la relaxe de ses clients car aucune trace d'eux n'avait été trouvée sur les lieux des cambriolages et les cigarettes luxembourgeoises ne provenaient pas de cambriolages mais d'un dealer.

Pour le représentant du Parquet en revanche, les éléments à charge des trois prévenus ne manquent pas, comme la trace d'ADN et les cigarettes luxembourgeoises découvertes à leur domicile en France. C'est pourquoi il se devait de requérir quatre ans d'emprisonnement à l'encontre des trois hommes. Il a en outre réclamé la confiscation des cigarettes.

Le Tribunal rendra son jugement le 13 décembre.