Écoutes illégales

Certaines questions cruciales toujours sans réponse

Luxembourg

Ni le ministre d'État Xavier Bettel, ni la Directrice du Service de renseignement Doris Woltz n'ont voulu répondre aux questions des journalistes.

Après les révélations du Tageblatt sur les écoutes illégales du SREL (Service de renseignement de l'État luxembourgeois) ayant fait surface samedi, il est évident que beaucoup de questions se posent.

Lundi matin, les journalistes ont tenté d'en savoir un peu plus, or le porte-parole du Premier ministre, Jo Clees, a répondu en précisant que tout avait déjà été dit dans le communiqué de presse publié dimanche.
Le Service de renseignement s'est pour sa part, également montré très réservé, et nous a dit de nous adresser au porte-parole du Premier ministre...

Jo Clees a fait référence au communiqué paru dimanche en expliquant que les autorisations nécessaires avaient été préparées à la fin du mois décembre par le SREL en vue de prolonger les écoutes, étant donné que l'autorisation d'écoutes allait expirer début janvier. D'après la législation en vigueur, l'accord d'une commission spéciale composée de trois magistrats ainsi que l'autorisation du comité ministériel du Service de renseignement sont nécessaires pour pouvoir prolonger une telle mesure.

D'après le communiqué du ministère d'État, un des dossiers relatif à l'autorisation de prolongation des écoutes n'aurait pas été finalisé à temps, et le tout aurait seulement été remarqué un mois plus tard lors d'un contrôle interne.
Voilà pourquoi des écoutes auraient été menées sans autorisation.

La direction du Service de renseignement aurait immédiatement réagi et ordonné l'arrêt des écoutes ainsi que la destruction des informations recueillies. Le Premier ministre ayant le SREL sous sa tutelle aurait d'ailleurs été informé. Cette „faute non-intentionnelle“ aurait aussi été communiquée à la commission spéciale parlementaire de contrôle du Service de renseignement. Des mesures concrètes ont également été prises pour éviter de telles erreurs à l'avenir, et la personne en charge des autorisations s'est vu confier une autre tâche. 

Quoi qu'il en soit.... Qui a été mis sur écoute ? S'agit-il d'un politicien hautement placé ? Comment ceci a-t-il pu arriver ? Est-ce que Xavier Bettel et Doris Woltz pourraient faire face à une tentative de déstabilisation ? 
Lundi matin, le CSV a demandé une réunion spéciale avec toutes les commissions concernées en présence du ministre d'État et de la directrice du Service de renseignement.