Cannabis, injections...

L'usage dangereux des drogues recule au Luxembourg

Luxembourg
© AFP

Le ministère de Santé vient de publier des données encourageantes concernant l'usage dangereux de drogues au Luxembourg.

Moins de cannabis, moins d'injections et moins d'infections du sida. C'est ce qui ressort des derniers chiffres récoltés par le ministère de la Santé pour 2018. 

Entre l'an 2000 et 2018, l’usage à haut risque de drogues d’origine illicite s'est fortement résorbé au Grand-Duché, passant de neuf usagers pour 1.000 habitants à 5,8. Soit une baisse de 64%.

Le constat est également positif pour les injections, de 5,7 pour 1.000 habitants en 2009 à 3,8. Un changement qui s'explique par un nouveau mode de consommation: l'inhalation. "Suite à un travail actif d’incitation à la réduction des risques, 54% des usagers des salles de consommation supervisée de drogues consomment entretemps par voie d’inhalation, ce qui constitue un mode de consommation à moindre risque, avec une réduction des surdoses et maladies infectieuses", souligne le coordinateur national "Drogues", Dr Alain Origer.

Le cannabis reste lui en tête des substances les plus utilisées. Mais là encore, il l'est de moins en moins. "Actuellement, il est estimé que 17,1% (22,6% en 2006) des jeunes âgés de 15 ans ont déjà consommé au moins une fois au cours de leur vie du cannabis" écrit le ministère.

Enfin, pour la deuxième année consécutive, les infections du VIH provoquées par des injections de drogues ont reculé.