Procès Pierson

La police luxembourgeoise témoigne

Belgique
© RTL Luxembourg/ Gaël Arellano

Jérémy Pierson, accusé d'avoir enlevé, séquestré, violé et assassiné Béatrice Berlaimont, va être confronté aux témoignages de policiers luxembourgeois.

Jérémy Pierson était déjà passé aux aveux concernant l'enlèvement, la séquestration et le viol de Béatrice Berlaimont lundi dernier mais de nombreux autres crimes lui sont encore reprochés. 

Nous vous livrions hier le témoignage de la joggeuse qui avait été agressée dans le parc Laval à Luxembourg le 12 juin 2014. 

Mardi matin, ce sont des policiers luxembourgeois qui vont témoigner dans le cadre d'un délit de fuite qui est reproché à l'accusé. 

NOTRE DIRECT
10h21: Fin du direct. 

10h20: La présidente de la cour interrompt la séance pour une pause. Le volet luxembourgeois de l'affaire est bouclé pour aujourd'hui. 

10h15: L'avocate générale revient sur les contradictions de l'accusé qui avait déclaré que la police luxembourgeoise s'était adressé à lui en luxembourgeois, qu'il ne savait pas qu'il s'agissait de policiers et qu'il avait démarré les mains en l'air lorsqu'il a pris la fuite. 

10h14: L'avocat de Jérémy Pierson insiste sur la "violence" de l'intervention de la police luxembourgeoise et explique le son client était "effrayé" ce qui serait "compréhensible".

10h12: "Avec les informations qu'on avait, on se doutait que la personne à bord n'était pas innocente" explique le premier agent. La police luxembourgeoise avait également informé du fait que le véhicule avait forcé un barrage en Belgique. 

10h10: "C'est un miracle qu'il n'y ait pas eu d'accident" déclare le deuxième agent en évoquant la course-poursuite qui a  suivi. 

10h07: Un des agents décrit la rencontre :"le conducteur nous a vu mais regardait à travers nous. Il n'a pas montré de réaction et n'a pas levé les mains. Nous avons brisé la vitre mais la voiture de devant a avancé permettant au conducteur de prendre la fuite. Nous avons dû faire un bon saut pour éviter de nous faire écraser".  

10h05: "Nous ne savions pas de quel genre d'individu il s'agissait et nous avons donc pris toutes les dispositions nécessaires. Nous avons demandé au conducteur de couper le moteur et de baisser la vitre en français", tout cela en pointant une arme à poing sur lui. 

10h04: Ils ont également répondu à l'appel de leur centrale. Ils ont repéré le véhicule et se sont arrêtés en angle droit et sont sortis du véhicule. 

10h03: Deux autres policiers luxembourgeois se présentent afin de témoigner. 

10h01: L'intervention aurait duré "au grand maximum 2 minutes" a expliqué l'un des commissaires. 

10h00: Un des commissaires précise que c'est le feu arrière gauche qui avait été touché. 

9h57: Un juré intervient en s'adressant à Jérémy Pierson "vous rendiez vous compte qu'un de vos pneus était crevé?"
L'accusé dit "non"

9h56: Les deux commissaires expliquent qu'ils ont reçu un message de leur centrale signalant qu'un policier belge en civil suivait la voiture volée. 

9h54: S'en est suivi une course-poursuite où l'accusé roulait "à fond la caisse" comme le décrit un des commissaires.  

9h52: Le deuxième commissaire explique qu'ils se trouvaient dans un bouchon et que l'accusé a profité d'un peu d'espace pour prendre la fuite. "J'ai ouvert le feu en visant le pneu arrière côté passager". La balle a touché le véhicule qui ne s'est pas arrêté pour autant. 

9h50: Ils constituaient la deuxième patrouille. Un des commissaires explique "nous nous sommes précipités vers la voiture, moi à gauche, mon collègue à droite et deux autres agents dans un angle aigu face à la voiture". Les agents ont essayé d'ouvrir le véhicule qui était verrouillé et un des agents pointait une arme sur l'accusé. 

9h48: Deux nouveaux témoins se présentent devant la cour. Deux commissaires de police au Luxembourg au moment des faits. 

9h47: Jérémy Pierson ne nie pas. Confronté aux témoignages de la police luxembourgeoise, il admet "je ne roulais certainement pas à 50 km/h". 

9h46: Une course-poursuite qui se serait déroulée à "bien plus que 100 km/h" d'après les policiers. Jérémy Pierson slalomait, roulait à contresens et mettait sa vie et la vie de tous les automobilistes en danger. 

9h43: La présidente de la cour demande "l'accusé aurait-il pu faire toutes ces manœuvres avec les mains en l'air?". Les policiers répondent "non" à l'unisson. Jérémy Pierson prétendait avoir levé les mains suite aux injonctions de la police luxembourgeoise dans le bouchon avant Frisange. 

9h38: Ils ont été alertés de la présence du véhicule volé dans un bouchon à Frisange et se sont mis à ses trousses. L'accusé aurait percuté "au moins 3 véhicules" dans sa fuite et il aurait passé plusieurs carrefours au rouge et sans freiner. 

9h36: Un des nouveaux témoins explique qu'ils ont croisé le véhicule mais que le conditions météorologiques n'ont pas permis de le reconnaître. 

9h33: "Je me trouvais au rond-point en direction de la France avec un collègue pour l'intercepter lorsque le fuyard s'est dirigé vers nous à grande allure. Il s'est engagé sur la voie inverse et a roulé à contresens pour nous éviter. La situation était trop dangereuse pour entamer une course-poursuite" a-t-il conclut. Deux nouveaux témoins ont été appelés. Deux autres agents de la police luxembourgeoise. 

9h30: Il cite le procès-verbal "le conducteur a fait une manoeuvre en direction des agents qui ont dû se dégager pour ne pas être heurtés et un des agents a essayé de tirer dans un pneu du véhicule qui a pris la fuite à travers un trafic dense".

9h27: "Le 8 décembre 2014, on nous a signalé l'Alfa Romeo Giulietta volée qui se trouvait dans un bouchon en direction de Frisange. Des collègues ont été chargés d'intercepter le véhicule. La neige et le trafic ont compliqué la tâche mais il a été retrouvé" explique-t-il. 

9h25: Le premier témoin, agent de la police de Dudelange, se présente. 

9h20: la cour et les jurés ont pris place. Les témoins sont arrivés. 

9h05: l'avocat de Jérémy Pierson a déjà pris place. Les jurés et la présidente de la cour d'assisses ne sont pas encore dans la salle.