Un policier tué sur les Champs-Elysées

"Les pistes sont d'ordre terroriste" selon François Hollande

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Les Champs-Elysées jeudi 20 avril au soir alors qu'une fusillade a éclaté.
© THOMAS SAMSON / AFP

Des policiers ont été visés par des tirs vers 21h à Paris, sur les Champs-Elysées. Un assaillant a été abattu. L'Etat islamique a revendiqué la fusillade.

Le parquet indique que deux autres policiers ont été blessés. Au moins un des deux serait gravement blessé. Une touriste a été légèrement blessée au genou par un éclat.

Il ressort des premières constatations que l'individu abattu visait spécifiquement un fourgon de police, explique Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur. D'après le responsable du Syndicat Alliance-Police Paris, l'assaillant abattu était armé d'une kalachnikov.

L'assaillant présumé était visé par une enquête antiterroriste, explique à l'AFP une source proche de l'enquête. Une perquisition était en cours jeudi soir en Seine-et-Marne au domicile de cet homme, le propriétaire de la carte grise du véhicule laissé sur place.

Vers 23h30, l'organe de propagande de l'Etat islamique a indiqué que l'organisation islamique revendiquait cette fusillade : "L'auteur de l'attaque des Champs-Elysées dans le centre de Paris est Abu Yussef le Belge, et c'est un des combattants de l'Etat islamique."

"PISTES D'ORDRE TERRORISTE"
La section antiterroriste du parquet de Paris ouvre une enquête, ce qui semble indiquer que l'enquête suivrait la piste du terrorisme.

François Hollande a pris la parole vers 23h20. Il a fait un point sur la situation, confirmant les informations citées plus haut. "Nous sommes convaincus que les pistes sont d'ordre terroriste", ce qui rejoint la décision de confier l'enquête à la section antiterroriste.

Le président a également convoqué un conseil de défense pour vendredi matin. Il a ajouté que l'Etat aura "une vigilance absolue lors du processus électoral" alors que le premier tour de l'élection présidentielle est organisé dimanche.

ATTENTION AUX FAUSSES INFORMATIONS
Contrairement à des informations qui circulent en ligne , notamment sur les réseaux sociaux (ou selon le candidat à la présidentielle française Jean Lassale qui a commenté l'événement en direct), le supposé décès d'un second policier n'est pas confirmé. Le ministère de l'Intérieur a d'ailleurs diffusé un démenti dans la soirée.



Enfin, le ministère de l'Intérieur indique qu'aucun autre événement n'est survenu dans Paris.

RTL avec AFP