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Trajet, correspondance et remboursement

On fait le point sur la reprise du trafic ferroviaire

France
Le train CFL de 7h33 au départ de Thionville pour Luxembourg, mardi 21 février 2017.
© Thomas Toussaint / RTL

Le trafic ferroviaire a repris mardi 21 février entre le Luxembourg et la France, une semaine après la collision frontale survenue à Dudelange.

TRAJET ET CORRESPONDANCE

Si la plupart des usagers accueillaient volontiers ce retour progressif à la normale, la situation était encore incertaine. Hormis quelques suppressions de TER, la ligne 90 était coupée en deux lors de cette journée de reprise :
  • une première partie entre Nancy et Thionville (rien d'inhabituel donc) assurée par la SNCF,
  • une deuxième moitié entre Thionville et Luxembourg assurée par les CFL (ou via des bus de substitution).
La raison : mardi matin, les syndicats des conducteurs français étaient toujours contre le fait de circuler au Grand-Duché. Pour combien de temps, ça, impossible de le savoir pour le moment. Les syndicats et la SNCF échangent au quotidien mais les premiers attendent toujours des garanties de sécurité, alors que l'on dispose pour l'instant de peu d'informations sur la collision. Il faudra attendre l'analyse de la seconde boîte noire, retrouvée lundi 20 février.

Entre les deux parties du trajet, une correspondance à Thionville d'une durée maximale de vingt minutes. Un trajet rallongé de la même durée par rapport aux normes habituelles mais pas de quoi décourager les usagers. Surtout que de nombreux agents de la SNCF étaient sur les quais pour les informer.


S'ils étaient peu nombreux à choisir le rail entre Metz et Thionville, c'était une toute autre histoire pour la suite du parcours. La faute (dans le cas du train de 7h33 au départ de Thionville pour Luxembourg) à un TER des CFL trop petit pour accueillir convenablement tout le monde.

Six trains pour "une capacité de 1500 places" étaient mis en place mardi matin, tweetait le directeur des affaires publiques et de la communication externe de la SNCF Didier Wallerich. Des moyens plus efficaces que les seuls bus de substitution, mais encore trop légers pour faire face à l'heure de pointe (notamment entre 7h et 8h). Les CFL se disent "au maximum de leur capacité" sur ce coup, seule une reprise du travail des conducteurs français permettra d'améliorer la situation.



UN REMBOURSEMENT À VENIR ?

Largement évoqué sur les réseaux sociaux quelques jours après l'accident, l'idée d'un remboursement n'est "pas d'actualité" précise Marc Mathey, de la communication de SNCF Grand Est. "Notre priorité, c'est de prendre en charge les clients. Pour le reste, on verra quand tout sera terminé."

Car ce que les usagers ne voient pas, c'est que chaque jour, les réunions de la SNCF se multiplient pour que le retour à la normale arrive le plus tôt possible. D'ailleurs en juin, lors de l'inondation du poste de Bettembourg et de la grève des agents SNCF, le remboursement était intervenu en septembre, trois mois plus tard donc. Et il ne concernait que la partie française du trajet.

Du côté des CFL, le remboursement ne semble pas envisagée puisque "le trafic a été maintenu via des bus de substitution", explique Mike Van Kauvenbergh, directeur de la communication.

Pour l'instant, on retient que malgré l'inconfort, le rallongement du trajet et le manque de sécurité déplorés par les usagers, le train a "au moins" eu le mérite de leur éviter les bouchons de la route. Et l'intérêt des usagers rappelle que, malgré tout, ces derniets estent prêts à privilégier le rail comme mode de transport principal.

© Thomas Toussaint / RTL