Justice

151 km/h au lieu de 90 : le gros excès de vitesse du bourgmestre de Betzdorf

Luxembourg
© RTL (archive)

Le bourgmestre de Betzdorf a comparu mardi matin devant le Tribunal de Luxembourg, pour un gros excès de vitesse. Il ne s'agissait pas du premier.

Il y a deux mois, Jean-François Wirtz, le bourgmestre de Betzdorf, s'était fait pincer sur la N1 à 151 km/h au lieu des 90 autorisés. L'accusé avait déjà été verbalisé en décembre 2017 pour vitesse excessive. Vu ces antécédents, le juge a déclaré mardi qu'il devait compter sur une sanction plus lourde que dans la première affaire.

DES EXCUSES

Les premiers mots du prévenu ont été pour s'excuser. Il est très clairement en faute et n'aurait pas dû faire cela, a-t-il avoué. Ce soir-là, il se rendait à une remise de prix, il était en retard et avait changé son style de conduite. Le bourgmestre a reconnu que, s'il n'était rien arrivé de grave ce jour-là, il aurait pu néanmoins mettre en danger la vie d'autrui. 

Le Président de la Cour a alors déclaré que le plus important était d'en tirer les conséquences, car il peut vite arriver quelque-chose à de telles vitesses.  «L'essentiel est que ce soit la première et la dernière fois !», a recommandé le juge à l'accusé. Ce dernier a expliqué qu'il circulait beaucoup le soir à cause de son «occupation annexe» de bourgmestre de Betzdorf. Son permis lui a été retiré en octobre, mais il l'a récupéré depuis.

LA DEFENSE RECLAME DES CIRCONSTANCES ATTENUANTES
Selon Maître Marc Lentz, son client est conscient d'avoir roulé trop vite et il doit tirer les leçons de cette affaire. Il n'en demeure pas moins, selon lui, que le bourgmestre a besoin de son permis de conduire pour son travail mais aussi pour sa fonction de bourgmestre. Comme il a adapté son style de conduite et qu'il a été attentif, il devrait bénéficier de circonstances atténuantes, en sachant que son permis lui a été retiré près d'un mois.

LE PARQUET DOUTE
De son côté , la représentante du parquet a souligné que la vitesse à laquelle conduisait l'homme en octobre, n'était même pas autorisée sur autoroute. Ce n'était pas non plus son premier incident de la sorte, car il avait déjà dû payer un avertissement taxé de 145 euros. Il ne faudra pas un mois pour que «ça recommence», a-t-elle affirmé. Celle-ci a donc requis une amende et une interdiction de conduire de neuf mois, avec un sursis éventuel.

Le Tribunal rendra son verdict le 20 décembre.