Risque nucléaire

La Belgique élargit les possibilités d'obtention des pilules d'iode

Belgique
Initialement limitée aux zones proches des centrales, les pastilles d'iode peuvent désormais s'obtenir par tous les résidents de la Belgique.
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Les autorités belges viennent de lancer une campagne d'information concernant les réflexes à avoir en cas d'accident nucléaire. Les possibilités d'obtention des pilules d'iode sont élargies.

Avec la campagne "Sachez ce qu'il faut faire en cas d'accident nucléaire", la Belgique veut relancer l'information d'urgence autour du risque nucléaire. En plus de ses deux centrales de Tihange et Doel, le pays doit aussi faire avec la présence de la centrale française de Chooz, implantée à la frontière, ainsi qu'à plusieurs autres sites répartis sur son territoire.

Si le Centre de crise du ministère de l'Intérieur belge assure que la campagne n'a pas été élaborée en réponse à "une variation du pourcentage de risque" mais est bien "périodique", les possibilités d'obtention de pastilles d'iode ont été élargies.

DES COMPRIMÉS D'IODE POUR TOUS
En plus des conseils de base (s'enfermer chez soi, calfeutrer l'habitation et écouter les informations), le nouveau plan rappelle que tous ceux qui vivent dans un rayon de 20 kilomètres autour d'un site nucléaire d'aller se fournir en boîte d'iodes (et à 10 km autour de l'Institut National des radioéléments de Fleurus).

Reste que la distance n'est désormais plus un facteur de limitation d'obtention des fameuses pilules: les enfants et les jeunes de moins de 18 ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes peuvent également en recevoir. Les écoles et autres garderies de tout le territoire sont également invitées à "aller chercher préventivement des comprimés d'iode".

Le site centredecrise.be précise d'ailleurs que personne n'est exclu de cette mesure préventive. Si le réflexe n'est pas obligatoire, tout le monde peut donc se rendre en pharmacie pour obtenir une boîte de comprimés. Une mesure qui concerne l'ensemble de la Belgique écrit notamment Le Soir.

Ces pilules d'iode, à avaler en cas d'incident grave, permettent de saturer la thyroïde en iode stable et ainsi de limiter les risques que de l'iode radioactive, hautement cancérigène, ne s'y dépose. Des limites d'utilisation existent tout de même.

Tous les conseils des autorités sanitaires belges sont à retrouver sur le site risquenucleaire.be.