Les chiffres de vente baissent

En Belgique, les véhicules diesel n'ont plus la cote

Belgique
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Comment faire pour revendre des véhicules diesel sans perdre trop d'argent? C'est la question qui a été posée à des revendeurs de véhicules d'occasion.

Cela fait 35 ans que Serge vend des voitures d’occasion. Depuis quelques mois, il remarque une évolution dans les demandes de ses clients. Alors qu’hier la majorité cherchait à acheter un véhicule diesel, ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à opter pour l’essence. Problème, le stock ne suit pas. "On a 100 voitures en stock, et plus de 90% sont des voitures diesel malheureusement", administrateur d'un magasin d'occasion.

Conséquence, Serge doit baisser les prix des véhicules diesel les plus anciens et trouver au plus vite des modèles essence, quitte à les acheter neuf. "On va trouver une solution. On va acheter des nouvelles voitures essence en groupe et on va les partager entre collègues", a ajouté Serge.

"LES DÉMOLIR OU LES DÉMONTER POUR L'EXPORT"

Chez les revendeurs spécialisés dans les pièces détachées aussi, le diesel est en disgrâce. Il faut donc se débarrasser de ces véhicules à tout prix. "On va démolir, on va les démonter pour l'export. et si ces sont des vieilles, on jette directement", a confié un revendeur.

L’an dernier, 61% des voitures d’occasion vendues en janvier en Belgique étaient des diesel. Le mois dernier, la proportion est passée à 58%. Cette tendance, c’est la conséquence des nouvelles taxes sur le diesel mais aussi des zones de basses émissions mises en place à Anvers et Bruxelles.

"Si on veut encore passer ou circuler dans ces villes, il faudra un diesel Euro 5 ou Euro 6", a précisé Philippe Decrock, directeur du service d'études Federauto.

Les diesel les plus récents devraient continuer à intéresser les automobilistes qui avalent plus de 40.000km par an. Pour les plus anciens véhicules, il reste l’exportation ou une solution un peu plus radicale: la casse.