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Gosselies

Un nouvel engin de chantier part en fumée sur le site de Caterpillar

Le bras de fer est toujours extrêmement tendu chez Caterpillar entre la direction et les syndicats et ouvriers de l'usine à Gosselies.

Ce vendredi, un nouvel engin de chantier est parti en fumée comme en témoigne une vidéo envoyée via le bouton orange Alertez-nous. "Il y a eu un début d'incendie, qui a été rapidement maîtrisé", nous a indiqué Jean-Marie Hosselet, permanent CSC. "C'est un acte isolé, un acte inconscient qui peut avoir des conséquences bien plus graves. Les organisations syndicales, en front commun, déplorent ce genre de comportement et appellent au calme. Mais sur ce site à Gosselies, il y a 30 hectares ouverts. On ne peut pas tout contrôler", a-t-il ajouté.

Notons également qu'une réunion est prévue ce vendredi après-midi entre les syndicats et le gouvernement wallon à Namur.


Les négociations piétinent

Les syndicats ont exprimé plusieurs fois, au cours des dernières semaines, à l'adresse du gouvernement fédéral, leur volonté de voir abaisser à 52,5 ans l'âge donnant accès au régime de chômage avec complément d'entreprise (ex-prépension).

Mais selon Caterpillar Belgium, le point n'est toutefois pas à l'ordre du jour des négociations actuelles. D'après la porte-parole de l'entreprise, abaisser cet âge en dessous de 55 ans n'est pas autorisé par les dispositions légales actuelles.

Fin décembre, Caterpillar Belgium et les syndicats ont adressé une demande conjointe pour permettre aux ouvriers à partir de 55 ans de bénéficier d'un régime de chômage avec complément d'entreprise. "Cela constitue déjà une exception nécessitant l'approbation du ministre fédéral de l'Emploi", a précisé la porte-parole.


La maison-mère avait déjà adressé une mise en demeure

Le 6 février dernier, un engin mécanique avait déjà été endommagé. A la suite de cet incident, Caterpillar SARL, l'entreprise de droit suisse qui est le donneur d'ordre de l'usine carolorégienne, avait adressé une mise en demeure, réclamant à l'entreprise belge un retour de la sécurité et le respect de ses engagements contractuels en termes de production et d'expédition. En cas de non-rétablissement des conditions de sécurité, Caterpillar SARL avait alors évoqué la possibilité "de mettre un terme immédiat au contrat" qui lie les deux entités du groupe.