Survol de Bruxelles

Le gouvernement ne percevra pas d’amendes mais à trois conditions

Belgique

Aux yeux de l'Union belge contre les nuisances des avions (UBCNA) et de "Piste 01 ça suffit", les propositions bruxelloises montrent une réelle volonté de trouver une solution.

Le mouvement citoyen "Pas Question" et les associations UBCNA et "Piste 01, ça suffit" ont accueilli très positivement, jeudi, la proposition du gouvernement bruxellois visant à maintenir une certaine souplesse dans la perception des amendes infligées aux compagnies aériennes en cas d'infraction aux normes bruxelloises de bruit, mais sous trois conditions: la suppression des vols sur la route du canal survolant la capitale, du virage à gauche entre 06h et 7h du matin, le respect strict des normes de vent principalement pour les atterrissages sur la courte piste 01.

Ces trois organisations représentatives de riverains bruxellois et de la périphérie Est de l'aéroport estiment qu'il revient à présent au gouvernement fédéral, surtout, à la Flandre et à Brussels Airport de prendre leurs responsabilités. 

Le mouvement "Pas Question" a salué "le fait remarquable que l'ensemble du gouvernement bruxellois, en ce compris les ministres flamands (CD&V, sp.a et Open Vld), soutiennent cette proposition constructive de la ministre de l'Environnement Céline Fremault (cdH) et du ministre de l'Emploi Didier Gosuin (DéFI). Ceci démontre bien qu'il s'agit d'une proposition équilibrée et raisonnable". Pour ce mouvement, il s'agit d'une proposition "pragmatique, implémentable à très court terme, responsable et constructive".      

Aux yeux de l'Union belge contre les nuisances des avions (UBCNA) et de "Piste 01 ça suffit", les propositions bruxelloises montrent une réelle volonté de trouver une solution pour préserver l'emploi à Bruxelles-National tout en veillant à une meilleure qualité de vie pour tous les riverains qu'ils soient Bruxellois, Flamands et Wallons. Ces deux associations se sont tout particulièrement réjouies que la Région bruxelloise mette également comme condition indispensable à cet accord le respect des normes de vent. Pour elles, "c'est en se mettant tous autour de la table que nous trouverons une solution dans ce dossier, en concertation avec tous les riverains et non en imposant à ceux-ci un développement du trafic aérien de jour comme de nuit sans limite et sur leur dos". Les deux associations ont dit attendre maintenant "un signal fort de la part du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot".