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Santé

Les malades de longue durée sont dans le collimateur de Maggie De Block

Belgique

Ce projet "n'est pas défendable sur le plan humain".

Si vous avez été malade et que vous rechignez à reprendre le travail, cela pourrait vous coûter cher. La proposition de la ministre Maggie de Block sera discutée en comité ministériel restreint aujoud'hui. Si elle passe, vous perdrez entre 5 et 25% de votre allocation en cas de mauvaise volonté.

Les patrons aussi passeront à la caisse s'ils font peu ou pas d'effort pour réintéger un travailleur malade: jusqu'à 4.000 euros par employé.

Le syndicat chrétien, qui estime que la réglementation actuelle "offre déjà des opportunités de réinsertion professionnelle aux malades de longue durée en leur proposant un travail adapté ou un autre emploi, de préférence chez leur propre employeur, mais sur une base strictement volontaire", craint qu'infliger des sanctions ne chamboule totalement "le cadre serein dans lequel les trois parties (travailleur, employeur, médecin du travail) peuvent se concerter pour une réintégration volontaire de qualité".

La CSC estime en outre qu'"exercer de fortes pressions sur les malades de longue durée en les menaçant de sanctions pour les inciter à entamer un parcours de réintégration n'est pas défendable sur le plan humain non plus".

"Avec la proposition de la ministre Maggie De Block, l'approche positive de la réintégration risque de se transformer en un cauchemar répressif. Ce qui doit être, à tous les niveaux, un projet qui invite à offrir de nouvelles opportunités aux personnes vulnérables et qui requiert l'engagement de toutes les parties (syndicats, mutualités, services de prévention, employeurs et organisations patronales) est en passe de devenir un projet menaçant", conclut le syndicat, pour qui l'"approche répressive" de la ministre "ne facilite en rien la réintégration".