Présidentielle: victoire de François Hollande - EN DIRECT

AFP - 07.05.2012, 06:59 | Dernière mise à jour: 07.05.2012, 07:05

François Hollande à Tulle le 6 mai 2012 au soir, après la victoire© AFPAuteur: AFP

LE POINT A 01H30 - François Hollande est devenu le deuxième socialiste à accéder à l'Elysée sous la Ve République. Il a obtenu environ 51,6% des suffrages. Il a promis d'être le président de "tous les Français", et de ne pas être celui de l'austérité."Il y a des peuples qui grâce à nous espèrent, regardent vers nous et veulent en terminer avec l'austérité".

Sa victoire intervient trente-et-un ans après celle de François Mitterrand, qui avait obtenu un score presque identique (51,76%).

Place de la Bastille, des dizaines de milliers de personnes ont acclamé le nouveau président élu. Des rassemblements festifs se sont aussi déroulés en province.

Dernier dirigeant européen en date à être désavoué, dans un contexte de crise économique, Nicolas Sarkozy a souhaité "bonne chance au milieu des épreuves" à son rival. Il a dit porter "toute la responsabilité" de la défaite et a suggéré qu'il se retirait de la vie politique. Malgré les appels à l'unité, l'UMP a commencé à entrer dans une zone de turbulences, alors que la bataille des législatives (les 10 et 17 juin) est lancée.

Les grandes capitales européennes ont félicité le nouveau chef d'Etat. François Hollande a indiqué que sa première visite à l'étranger serait réservée à la chancelière allemande Angela Merkel, qui avait soutenu M. Sarkozy. FIN DU DIRECT

01H20 - Vide - La place de la Bastille se vide rapidement.

01H04 - "Un tourbillon" - Valérie Trierweiler donne ses premières impressions. "Ca va très, très vite. C'est un tourbillon", dit-elle sur France 2. La journaliste politique, qui était très attachée à sa carrière professionnelle, a-t-elle déjà pensé à ce que sera son style de nouvelle Première dame? "Je vais prendre un petit peu de temps pour y réfléchir".

00H56 - L'Europe félicite - Le Premier ministre britannique, le conservateur David Cameron, a appelé Hollande "et l'a félicité pour sa victoire. Ils sont impatients de travailler très étroitement ensemble et de construire une relation très proche", rapporte Downing Street. Parmi les autres personnalités politiques ayant félicité ce soir François Hollande, le chef du gouvernement italien Mario Monti a dit vouloir "collaborer étroitement avec la France, en particulier dans le cadre européen". Le Premier ministre irlandais centriste, Enda Kenny, a lui aussi envoyé ses félicitations.

00H55 - HOLLANDE OBTIENT 51,67%, D'APRES LES RESULTATS COMPLETS, HORS CEUX DES FRANCAIS DE L'ETRANGER -

00H51 - Salut final - Valérie Trierweiler rejoint François Hollande pour un salut final devant une place totalement bondée. Ils sont rapidement rejoints par les personnalités du PS, Martine Aubry en tête, qui prend la main de la compagne du président élu. Alignés sous le slogan "Le changement c'est maintenant", ils joignent leurs mains et lèvent les bras en signe de victoire, radieux. Puis applaudissent tous ensemble, avec la foule.

00H49 - Exaltation - "Je suis le président de la jeunesse de France, je suis le président de toutes les fiertés de France, le président de la justice en France". Les drapeaux tricolores, d'autres algériens, s'agitent. "Portez loin ce message, souvenez vous toute votre vie de ce grand rassemblement de la Bastille. (...). Le président élu évoque les peuples qui "veulent en terminer avec l'austérité". "Vous êtes bien plus qu'un peuple qui veut changer, vous êtes déjà un mouvement qui se lève partout en Europe et peut-être dans le monde pour porter nos valeurs, nos aspirations et nos exigences de changement. Merci, merci, merci". "Soyez heureux, soyez fiers, soyez généreux, soyez respectueux (...) soyez fiers d'être des citoyens français". L'allocution a été courte. La Marseillaise retentit. La colonne de Juillet est éclairée par des fumigènes roses, tandis qu'un peu partout sur la place, explosent des pétards, et que des manifestants lancent des confettis.

00H46 - Fierté - "Je veux vous dire ma fierté d'être le président de la République de tous les citoyens. La fierté de la France de la diversité et de l'unité, rassemblée, réunie. Ma fierté, 31 et un ans après, jour pour jour, ici à la Bastille, d'avoir permis que la gauche ait un successeur à François Mitterrand", clame-t-il au micro, la voix cassée. Il ajoute: "je sais aussi votre volonté, vous jeunes générations, de prendre part maintenant à la construction de la nation française". Et prévient: "il y encore beaucoup à faire dans les mois qui viennent, mais d'abord donner une majorité au président".

Je veux vous dire ma fierté

00H44 - PREMIERS MOTS A LA BASTILLE: "MES AMIS, VOUS ETES UNE FOULE IMMENSE" - Je ne sais pas si vous m'entendez, mais moi je vous ai entendus. J'ai entendu votre volonté de changement, j'ai entendu votre force, votre espérance. (...) Merci, peuple de France, ici rassemblé".

00H40 - Cohue devant la tribune - François Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler finissent par arriver à la tribune après un bain de foule des plus denses. Ils montent sur scène, et Hollande est acclamé par la foule. Il prend le micro, et prend quelques instants avant de commencer à parler.

00H34 - BARACK OBAMA FELICITE FRANCOIS HOLLANDE ET L'INVITE A LA MAISON BLANCHE - "Le président Obama a appelé le président élu français François Hollande pour le féliciter après l'annonce de l'élection française aujourd'hui", a précisé le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.

00H24 - Camouflet pour Merkel - La victoire de Hollande est un revers pour Merkel, qui avait soutenu jusqu'au bout Nicolas Sarkozy, affirment les premiers journaux allemands. "C'est un tournant, avant tout pour Angela Merkel: François Hollande, que la chancelière voulait absolument éviter, devient président à la place de son favori", écrit le Financial Times Deutschland.

00H21 - FRANCOIS HOLLANDE EST ARRIVE PLACE DE LA BASTILLE. IL EST ACCUEILLI PAR UNE FOULE EN LIESSE.

00H20 - La Bastille en fête - Les fumigènes illuminent le Génie de la Bastille, des pétards crépitent, les drapeaux tricolores flottent au milieu de ceux du PS, du Front de Gauche, des écologistes, de l'Europe, de la Turquie, de l'Algérie... Des dizaines de milliers de personnes sont massées sur la place où la gauche avait fêté la victoire de François MIterrand, en 1981. Certains ont escaladé la colonne de Juillet, les barrières ont été enjambées et la foule s'est pressée vers la scène où se sont produits des artistes "amis", Yannick Noah, Ridan, Pep's, Kassav, en attendant l'arrivée de Hollande... Aux premiers rangs, la pression est forte. Il faut plus d'une heure pour parcourir quelques dizaines de mètres.

Le nouveau couple présidentiel en route pour la place de la Bastille à Paris, le soir du 6 mai 2012© AFP

00H18 - "Merci" - Près de la Bastille, rue Saint-Antoine, des jeunes socialistes collent et distribuent des affiches MERCI. Pendant ce temps les politiques se succèdent à la tribune: Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, est très applaudi. "Il est bien lui. Premier ministre!", lance quelqu'un. Bertrand Delanoë fait aussi un triomphe à l'applaudimètre. En revanche Cécile Duflot fait un bide: "Oh non pas elle!", laisse échapper un autre.

00H15 - Regrets - L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin envoie un tweet au goût amer. "Finalement, l'écart montre que cette élection était gagnable".

00H10 - Cortège - A la porte de Bagnolet, l'une des très nombreuses motos coursant depuis le Bourget la voiture du président élu tombe, avec son pilote et son passager, au moment où le cortège quitte le périphérique pour entrer dans Paris.

00H09 - L'EURO BAISSE SUR LES MARCHES ASIATIQUES - Après la défaite de Nicolas Sarkozy et le séisme politique en Grèce, où les deux principaux partis pro-austérité ont été laminés, les investisseurs s'inquiétent d'une remise en cause des politiques de rigueur en Europe.

00H07 - "Vive Hollande! " - La voiture du président élu roule sur l'autoroute vers Paris, suivie par des dizaines de voitures et de motos, dont celle sur laquelle se trouve lacques Guillon, journaliste de l'AFP. Des dizaines de jeunes, aux cris de "Vive Hollande", ont suivi le véhicule en courant à sa sortie du Bourget.

00H06 - Légers incidents à Clichy-sous-Bois - Dans les rues du Chêne-Pointu, quartier défavorisé de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, d'où étaient parties les émeutes de 2005, des jeunes gens ont salué l'élection de Hollande. L'ambiance était bon enfant, selon un riverain "ça klaxonnait partout, (...) on se serait cru à une fête de mariage". Puis, "la police est passée et comme les jeunes n'aiment pas la police, ils ont commencé à caillasser avec des bouteilles", a raconté un fonctionnaire de la mairie. Deux véhicules ont été incendiés. Une vingtaine de voitures des forces de l'ordre ont été déployées. Des médiateurs et des militants de l'association d'AC LE FEU ont raisonné les jeunes. Le calme est revenu peu avant 23H00 et les forces de l'ordre ont quitté les lieux.

00H05 - La Corrèze en masse - Hollande a obtenu son meilleur score métropolitain en Corrèze, avec 64,86% des suffrages, contre 35,14% à Sarkozy.

00H02 - Plébiscité à Neuilly - Nicolas Sarkozy a été élu à plus de 84% des voix à Neuilly-sur-Seine, la ville où il a été maire de 1983 à 2002.

23H58 - En route - François Hollande s'est engouffré dans une voiture à sa sortie d'avion, et roule à présent en direction de Paris, suivi par des dizaines de motos et de véhicules mêlant journalistes et services de sécurité. "J'ai rarement vu une pagaille comme ça!", lâche un journaliste au micro de France 2.

23H52 - Des rumeurs "bidons" - Le maire de Paris Bertrand Delanoë commente les rumeurs sur la composition du prochain gouvernement, où il pourrait éventuellement obtenir le portefeuille de la Justice. "François Hollande n'en a parlé strictement à personne (de son futur gouvernement), toutes les rumeurs sont bidons je vous le dis, j'aime la fonction que j'exerce, quoi qu'il arrive je vais apporter tout ce que je peux pour que François Hollande soit épaulé par nous tous où que nous soyons, pour qu'il réussisse son quinquennat".

Hollande en route pour la Bastille

23H39 - L'AVION DE FRANCOIS HOLLANDE A ATTERRI AU BOURGET - Deux cents personnes se sont massées à la sortie de l'aéroport dans une ambiance festive.

23H37 - Rien n'est écrit d'avance - "Pour les futures élections législatives, rien n'est écrit d'avance. Nous allons conduire un vrai débat de fond", tweete le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, UMP.

23H36 - Nice, à droite toute - Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi, ancien ministre, a déclaré avoir "de la peine pour la France". Il se console un peu localement, comme en témoigne ce tweet: Score de @NicolasSarkozy à #Nice06 : 60,35%. Le meilleur score des grandes villes! #6mai

Célébration de la victoire de François Hollande place de la Bastille à Paris, le 6 mai 2012© AFP

23H25 - "Austérité de gauche" - Philippe Poutou, le candidat du NPA, se réjouit de la défaite du "président des riches". Mais il met en garde: la victoire de François Hollande ne fait qu'annoncer une "austérité de gauche". Le NPA, qui présentera des candidats aux législatives, appelle toute la gauche radicale à la "riposte" pour construire "une véritable opposition à toutes les politiques d'austérité de droite comme de gauche".

23H22 - "Pas d'euphorie" - Alors que la liesse se poursuit à la Bastille, la députée PS Aurélie Filippetti tempère l'enthousiasme. Pour elle, il y a de la joie, mais pas d'euphorie. "L'euphorie, ce serait de l'exubérance qui n'a pas lieu d'être parce que la France est dans une situation financière, économique extrêmement difficile", dit-elle sur France 2.

23H18 - HOLLANDE OBTIENT 51,56% DES VOIX, SELON DES RESULTATS PORTANT SUR PLUS DE 90% DES ELECTEURS - A Paris, il recueille 55,7%, selon un chiffre provisoire, ce qui est "historique" pour la capitale, se félicite son maire Bertrand Delanoë.

23H16 - "La crise va nous rattraper" - La ministre du Budget Valérie Pécresse se montre très sombre. "L'opposition a fait campagne en niant la crise", dit-elle sur France 2 mais "elle va nous rattraper dès demain, vraisemblablement, puisque, vous le savez, les choses empirent en Grèce"

23H14 - Un peu amateur - "Allocution trop longue, mélange de meeting et d'investiture, beaucoup d'improvisation, l'accordéon...: démarrage simple et un peu amateur", tweete Christophe Barbier, éditorialiste à l'Express, à propos de la montée sur scène de Hollande place de la Cathédrale à Tulle.

23H10 - "Bras au plafond" - Le maire de Tulle Bernard Combes a raconté la première réaction de François Hollande à l'annonce de sa victoire: il "a levé les bras au plafond".

23H05 - "On était là en 1981" - A Strasbourg, des centaines de personnes sont rassemblées sur la grande place Kléber, dans le centre-ville, en présence du maire PS, Roland Ries. On chante la Marseillaise et "Bella Ciao". Certains dansent, tandis que de jeunes écologistes sautillent de joie en scandant "Fermons Fessenheim". "On était là en 1981, et ce soir on est venu tout de suite", sourient Dominique et Denis, 53 et 60 ans, venus de la banlieue strasbourgeoise avec leur fille Hélène, 27 ans, "de gauche elle aussi".

23H04 - Le discours de la défaite - Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino, la plume du président sortant, n'avait écrit qu'un seul discours pour ce soir. Interrogé sur France 2 pour savoir s'il avait effectivement écrit deux discours, un discours de victoire, un discours de défaite, M. Guaino a répondu "Non, non". "Quand les résultats ont commencé à paraître, nous nous sommes mis, avec le président de la République, à réfléchir à ce qu'il allait dire".

23H00 - Merkel au téléphone - La chancelière allemande a appelé François Hollande pour le féliciter et l'inviter à Berlin, a annoncé à l'AFP le directeur de campagne du socialiste, Pierre Moscovici. "Ils ont eu un premier échange et sont convenus de travailler ensemble à une relation franco-allemande qui soit forte et au service de l'Europe". Un communiqué de la Chancellerie précise un peu plus tard: "La chancelière a invité le président français élu François Hollande à se rendre à Berlin, aussitôt que possible après son entrée en fonction". Puis: "tous deux sont d'accord sur l'importance de relations étroites entre la France et l'Allemagne et se sont l'un et l'autre assurés d'aspirer à une bonne coopération dans la confiance".

22H57 - Aubry favorite - Martine Aubry, première secrétaire du PS, est la préférée des électeurs de gauche pour le poste de Premier ministre après la victoire de François Hollande, selon deux sondages publiés dimanche, l'un d'Ipsos/Logica Business Consulting, et un autre de l'institut OpinionWay. Selon l'enquête de ce dernier, réalisée dimanche parmi ceux qui ont voté Hollande, Mme Aubry recueille 22%, devant Jean-Luc Mélenchon (14%), Jean-Marc Ayrault (12%), François Bayrou (11%) et Manuel Valls (11%).

22H54 - Cadeaux souvenirs - C'est l'heure des cadeaux souvenirs pour les quelques dizaines de personnes encore rassemblés devant le siège du PS. Drapeaux, affiches, ballons multicolores de la campagne sont distribués. Les mains se tendent. Moment d'agitation quand Ségolène Royal sort. La sono diffuse en boucle le "tube" PS "le changement, c est maintenant". Des télés font leurs derniers directs. La rue est jonchée de bouteilles vides ou cassées. C'est à La Bastille que les choses se passent maintenant. "Ca me rappelle mai 1981", raconte sur place l'humoriste Guy Bedos, interrogé par France 2. Sur la ligne 8 du métro, des personnes chantent "L'Internationale" à pleins poumons. Dans le centre de Paris, des voitures passent en klaxonnant.

Aubry ovationnée

22H53 - Absence de social - "La réalité de cette crise nécessitait, il y a maintenant plus de deux ans, un véritable virage social de l'action gouvernementale. Chacun sait que cela n'a pas été le cas", diagnostique le président du Parti radical Jean-Louis Borloo.

22H47 - "L'état de grâce sera bref" - Pour le président du Nouveau Centre Hervé Morin, qui a appelé à voter Sarkozy,"l'état de grâce sera bref" pour Hollande. "Je suis intimement convaincu que le candidat socialiste vient d'être élu sur la base d'un programme intenable et irréaliste pour nos finances publiques qui va très rapidement, et violemment, se heurter à un principe de réalité". Morin prédit "plus vite qu'on ne pourrait l'imaginer, le temps des désillusions".

22H44 - Hommage de Lepage - "Hollande Président. Un grand moment de bonheur partagé rue de Solférino. Un mot fort: rassemblement", tweete la députée européenne Corinne Lepage

22H42 - Aubry ovationnée - Place de la Bastille, Martine Aubry a pris la parole sous un tonnerre d'applaudissements. Un jeune dans la foule: "j'espère qu'elle sera Premier ministre".

22H39 - A l'aéroport - Cohue de journalistes autour de François Hollande, qui vient d'arriver à l'aéroport de Brive. Brièvement sorti de sa Scenic métallisée pour un nouveau bain de foule, il peine à avancer au milieu d'une nuée de micros, de perches et d'appareils photo. Il rentre de nouveau dans sa voiture, où l'attend Valérie Trierweiler.

22H38 - "Il a trop écrasé les gens" - Place de la Bastille, Tounès Abdeselem, 46 ans, a les larmes yeux. Française d'origine tunisienne, elle avait voté Sarkozy en 2007. "Je me disais: il est jeune, il va comprendre les gens. Mais il a trop écrasé les gens. Il faut comprendre et discuter, lui était carrément hermétique. J'avais pris la nationalité française pour pouvoir voter, et finalement il m'a poussée à voter contre lui."

22H35 - Les raisons de la défaite - Pour le ministre de l'Economie et des Finances, François Baroin, dans "les raisons de cette défaite", "il y a certainement eu de l'antisarkozysme au cours de cette campagne", mais aussi "le poids de la crise". "Aucun gouvernement (dans l'Union européenne, ndlr) depuis quatre ans n'a échappé à une sanction du corps électoral", a-t-il expliqué sur France 2.

Les sympathisants de François Hollande sont massés place de la Bastille à Paris depuis la fin de journée, le 6 mai 2012© AFP

22H32 - La faute au requin-taupe - Des marins-pêcheursde l'île d'Yeu ont retenu pendant une heure les résultats du scrutin. Ils protestaient contre les limitations de la pêche du requin-taupe par la Commission européenne.

22H31 - La Concorde annulée - Le rassemblement que l'UMP avait prévu dimanche soir place de la Concorde à Paris, en cas de victoire de Sarkozy, a été de fait annulé, les militants n'ayant plus le coeur à faire la fête, a-t-on appris auprès de responsables du parti. "Ca va de soi. On n'allait quand même pas se réunir pour fêter une défaite", a-t-on indiqué à l'UMP.

22H26 - Barroso félicite Hollande - Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso "félicite chaleureusement" François Hollande et lui adresse ses "voeux de succès", dans un communiqué à Bruxelles. "Nous avons clairement un objectif commun: relancer l'économie européenne pour générer une croissance durable". Barroso, qui dit "pouvoir compter sur les convictions et l'engagement personnel de François Hollande pour faire avancer l'intégration européenne".

22H23 - Estimations législatives - Le PS et l'UMP sont au coude à coude pour le premier tour des législatives le 10 juin, 31% des Français ayant l'intention de voter pour un candidat socialiste ou PRG et 30% pour un candidat de l'UMP, selon un sondage Ifop-Fiducial réalisé dimanche. Les électeurs ont répondu à la question: "si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour des élections législatives, ici dans votre circonscription, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chances que vous votiez?".

22H21 - Hollande: autour de minuit - Le président élu, en route pour Paris, n'est pas attendu avant minuit à Paris. Il roule en ce moment vers l'aéroport de Brive. De là, il lui faudra encore plus d'une heure de vol jusqu'à l'aéroport parisien du Bourget, ont dit à l'AFP des membres de son équipe de campagne.

22H15 - L'après présidentielle... - Dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais où devrait se présenter Marine Le Pen, lors des élections législatives des 10 et 17 juin, François Hollande obtient 60,44% des suffrages, selon le résultat communiqué par la préfecture du Pas-de-Calais.

22H12 - A Nantes, quelques perturbations - Environ 2.000 personnes étaient rassemblées place Royale pour fêter la victoire socialiste. Le début de la fête a été quelque peu perturbé par des opposants au futur aéroport Grand-Ouest, projet soutenu par les socialistes locaux et François Hollande, venus brandir des pancartes "Non à l'aéroport". Mais l'atmosphère joyeuse de la victoire a repris le dessus, selon Franck Perry, photographe de l'AFP.

21H55 - Pendant ce temps, séisme à Athènes - C'est un séisme politique qui vient de se produire. Aux législatives, les électeurs ont pulvérisé les positions des deux partis tenants de la rigueur et envoyé au Parlement un parti néo-nazi. Le Pasok socialiste est laminé, avec un score compris entre 14 et 17% contre 43,9% en 2009. Le groupuscule néo-nazi Aube dorée, qui aurait obtenu de 6 à 8% des voix, entre au Parlement. La droite gouvernementale arrivée en tête avec moins de 20% appelle à la formation "d'un gouvernement de salut national" pour permettre le maintien du pays dans l'euro.

21H57 - SARKOZY PLUS JAMAIS CANDIDAT AUX MEMES FONCTIONS - Nicolas Sarkozy, battu, a déclaré aux ténors de l'UMP qu'il ne serait "plus jamais candidat aux mêmes fonctions", ce qui inclut donc la présidence de la République et la direction de l'UMP. "Il nous l'a clairement annoncé. Il nous a dit: +Je ne serai plus jamais candidat aux mêmes fonctions+", a indiqué un ministre présent à la réunion à l'Elysée autour du chef de l'Etat, à laquelle participaient plusieurs responsables de la majorité.

Sarkozy plus jamais candidat

21H51 - FRANCOIS HOLLANDE OBTIENT 51,1% DES VOIX, SELON LE RESULTAT DE PLUS DES 3/4 DES ELECTEURS -

21H51 - Bayrou - Le président du MoDem François Bayrou, qui avait annoncé vendredi voter Hollande, appelle le nouveau président élu à "construire un esprit d'unité nationale", dans une déclaration à l'AFP.

21H48 - Petit comeback - François Hollande semble avoir de la peine à quitter Tulle et la Corrèze, qu'il a longuement citées. Son discours était fini, mais il se replace derrière le pupitre pour quelques nouvelles phrases, émues. "Ne nous séparons jamais". "Je reviendrai". Avant de conclure pour de bon: "Merci". Place au bain de foule, dans une grande cohue, avant de gagner l'aéroport pour rejoindre Paris. Sa petite Scénic grise disparaît sous une grappe de journalistes.

21H44 - Détournée - Dans le métro vers Bastille, des passagers chantent: "Il était un petit homme, Rolex et talonnettes", détournant l'air de la comptine "Pirouette cacahuète".

21H42 - Coup de tonnerre - "Une bifurcation de l'Histoire. Un coup de tonnerre en Europe. Une alternative plus encore qu'une alternance. La belle République de retour", tweete Arnaud Montebourg, représentant spécial de François Hollande.

Nicolas Sarkozy à Paris le 6 mai 2012, le soir de sa défaite© AFP

21H41 - Marseillaise - A Paris, le métro ligne 1 en direction de Bastille est bondé, constate Juliette Collen, de l'AFP. L'ambiance est à la fête dans la rame, tout le monde chante la Marseillaise.

21H40 - HOLLANDE FINIT SON DISCOURS APRES AVOIR PROCLAME D'UN TON GRAVE "JE SUIS AU SERVICE DE LA FRANCE" - Il salue la foule, et s'empare d'un bouquet de roses qu'il brandit en signe de victoire, souriant. Sa compagne Valérie Trierweiler monte le rejoindre sur la scène. Elle prend à son tour le bouquet de roses rouges, et laisse son compagnon saluer la foule, un peu en retrait et visiblement émue. Sur la scène également, des accordéonistes jouent "la vie en rose".

21H39 - Passé au karcher - Place de la Bastille, cinq jeunes venus de banlieue scandent: "On l'a karcherisé!", en allusion à des propos de Nicolas Sarkozy contre la délinquance en banlieue. Le slogan est repris par plusieurs dizaines de personnes. Parmi eux, Omar, 25 ans, qui vit dans le 9-3, département de Seine-Saint-Denis. Il ne veut pas donner son nom, mais affirme avoir voté Hollande: "En tant que fils d'immigré, je suis soulagé".

21H38 - Adresse à l'UE - Hollande s'adresse à l'Union européenne et à Berlin, en référence au pacte budgétaire européen: "l'austérité peut ne plus être une fatalité". "Aujourd'hui-même, responsable de l'avenir de notre pays, je mesure aussi que l'Europe nous regarde. Au moment où le résultat a été proclamé, je suis sûr que dans bien des pays européens, ca a été un soulagement, un espoir, l'idée qu'enfin l'austérité ne pouvait plus être une fatalité". Il évoque ensuite le "rêve français, donner à nos enfants une vie meilleure que la notre". "C'est ce rêve français que je vais m'efforcer d'accomplir".

21H33 - "On est sauvés!" - A Abidjan, dans le quartier populaire de Yopougon, fief de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, des groupes de jeunes saluent l'élection du nouveau chef de l'Etat français: "Hollande président, Sarkozy tombé!", crient certains, "Hollande, on est sauvés!", entonnent d'autres, signale Thomas Morfin, journaliste de l'AFP.

21H32 - Célébration en marche à Paris - Pendant ce temps, les fleuristes autour de la place de la Bastille sont restés ouverts, et vendent des roses aux militants. Alors que la place est déjà noire de monde, des centaines de militants venus de Solférino à pied continent d'arriver en masse par le boulevard Saint-Antoine.

21H30 - Président de tous - Hollande s'adresse à ceux qui n'ont pas voté pour lui: "je respecte leurs convictions. Je serai le président de tous. Ce soir, il n'y a pas deux France qui se sont face, il n'y a qu'une seule nation". "Je suis fier d'avoir été capable de redonner espoir".

21H27 - SALUT REPUBLICAIN A SARKOZY - "Je mesure l'honneur qui m'est fait et la tâche qui m'attend. Devant vous, je m'engage à servir mon pays avec le dévouement et l'exemplarité que requiert cette fonction. J'en sais les exigences et à ce titre, j'adresse un salut républicain à Nicolas Sarkozy" qui a présidé pendant 5 ans, et qui mérite à ce titre "tout notre respect". Ces mots déclenchent des sifflets.

Président de tous

21H24 - PREMIERS MOTS DE FRANCOIS HOLLANDE: "LES FRANCAIS EN CE 6 MAI VIENNENT DE CHOISIR LE CHANGEMENT EN ME PORTANT A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE".

21H23 - Hollande à Tulle - Après être sorti du QG du PS à Tulle, Hollande est parti en voiture, escorté de sa compagne Valérie Trierweiler, radieuse. Le véhicule est suivi par des motos de journalistes. Il arrive place de la Cathédrale, triomphant. C'est une ovation sans fin.

21H22 - Hostiles - Devant la Mutualité, un groupe de militants UMP crie: "Cassez-vous les médias" et tape le sol avec un drapeau français pour rythmer son message.

21H21 - Pour notre fils - Place de la Victoire à Bordeaux, une jeune famille est en fête. "On voulait qu'il participe à cette victoire. On ne voulait pas qu'il grandisse sous Sarkozy", déclare Thibault Richebois, 31 ans, en parlant de son fils de deux mois et demi. "Nous sommes contents qu'il arrive avec la gauche et un peu d'espoir, la culture politique cela se travaille jeune". Au même moment, dans les salons de l'Hôtel de Ville, ouverts aux habitants par le maire Alain Juppé, l'atmosphère est morose. Baptiste, un Jeune UMP: "je suis là pour pas être tout seul chez moi, et parce qu'on a été invité à venir ici. Je suis triste et déçu et je donne rendez-vous à tout le monde dans cinq ans. Mais c'est comme ça, les Français ont choisi".

21H20 - Fiers d'être Français - Place de la Bastille, Claire, 23 ans, étudiante, tient une pancarte "il est temps de redevenir fiers d'être Francais". "J'ai beaucoup voyagé pendant les 5 ans du mandat de Sarkozy et à chaque fois on avait honte de notre président."

21H15- Baisser de rideau - À la Mutualité, la salle où s'étaient réunis les militants est fermée. Dehors, quelques dizaines de personnes attendent sans très bien savoir quoi, peut-être la sortie de Nicolas Sarkozy disent-ils. Parmi elles, Véronique Duviard, psychologue dans le 16e, qui parle de "cinq années médiocres" à venir. "Il y a eu beaucoup d'espoirs et il y aura peu de réalisations", estime-t-elle.

21H13 - "EVENEMENT HISTORIQUE", ESTIME L'ALLEMAGNE - Son chef de la diplomatie Guido Westerwelle se dit convaincu d'avoir un "partenariat étroit" avec la France. "Nous nous réjouissons de notre coopération", dit-il.

21H12 - "Changer de droite!" - Le candidat de Debout la République Nicolas Dupont-Aignan souligne sur son compte Twitter: "5 défaites en 4 ans. Il est temps de changer de droite !". Il appelle à un "nouveau patriotisme républicain porté par nos 450 candidats aux législatives".

21H10 - NKM contre Le Pen - Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, s'en prend à Marine Le Pen sur le plateau de TF1. Elle lui reproche d'avoir aidé François Hollande à remporter l'élection présidentielle en ayant informé ses troupes FN qu'elle voterait blanc au second tour. "Si ce soir Hollande a été élu, c'est qu'il y a beaucoup de votes blancs, et voter blanc c'est voter François Hollande".

21H08 - "Très digne" - L'ancienne ministre de la Justice Rachida Dati juge Nicolas Sarkozy "très digne" dans le discours qu'il a prononcé à la Mutualité. "Il ne s'est défaussé à aucun moment".

21H07 - Marine Le Pen accuse - Pour la présidente du Front National (FN), "c'est Nicolas Sarkozy qui a participé à la victoire de François Hollande". Sur TF1 elle dénonce "tous les dirigeants de l'UMP qui n'ont eu de cesse entre les deux tours d'expliquer que voter socialiste, c'était plutôt pas si mal que ça, c'était pas dramatique". Rue de Solférino, son apparition provoque des hurlements de colère. C'est à qui sifflera le plus fort.

"Génial"

21H05 - Fair play - Bruno Jeudy, rédacteur en chef du JDD.fr, tweete: "Incroyable discours fair play de #Sarkozy. Pas un grincheux comme Giscard en 1974, ni Ségolène Royal en 2007, qui avait nié sa défaite".

20H58 - Cortège de joie dans Paris - Des centaines de militants PS ont quitté la rue de Solférino. Ils remontent le boulevard Saint-Germain en pleine rue, passent devant l'Assemblee nationale, et traversent le pont en direction de la Concorde, accompagnés des klaxons des automobilistes. Les explosions de joie n'en finissent pas. Des sourires sur les visages, des larmes d'émotion aussi. Les plus organisés ont avec eux de quoi trinquer. Boulevard Saint-Germain, des bouteilles vides de champagne sont laissées par terre au passage de la foule. La Marseillaise retentit. La fête ne fait que commencer... Sous terre, les quai de la ligne 1 de métro, qui dessert Bastille, sont bondés.

20H55 - "C'est génial" - "On a réussi à renverser Sarkozy, c'est génial !". A Lille, Clément Richet, 23 ans, laisse éclater sa joie. Il espère "qu'avec Hollande, il y aura des lendemains un peu meilleurs". "On est content de mettre Sarko dehors enfin, avec un bilan comme ça, il ne pouvait pas être réélu", estime Pierre, 20 ans, qui votait pour la première fois, un drapeau Hollande 2012 à la main. Pour lui, "c'est un nouveau mai 81, c'est le mai 81 des jeunes de la nouvelle génération".

20H54 - "Fière" - La compagne d'Hollande, Valérie Trierweiler tweete sa réaction: "Tout simplement fière d' accompagner le nouveau président de la République et toujours aussi heureuse de partager la vie de Francois".

20H53 - "Le meilleur" - Le leader du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon "souhaite le meilleur" à Hollande, qui a "les moyens d'agir".

Des jeunes célèbrent la victoire de Hollande au Bourget, non loin de Paris, le 6 mai 2012 au soir© AFP

20H48 - Anti-Sarko - "C'est clairement un vote anti-sarko aujourd'hui", regrette Romain, 24 ans, au milieu des centaines de sympathisants dans la rue qui n'ont pas pu rentrer dans la Mutualité. Il n'envisage pas que Sarkozy se représente dans cinq ans:"C'est bien qu'il s'éloigne un peu, qu'il prenne du recul et qu'il soutienne le prochain candidat", tranche le jeune homme. Après le discours de Sarkozy, une militante a quitté la salle en pleurs, tandis que les autres sortent peu à peu de la salle de la Mutualité. Beaucoup refusent de répondre aux journalistes. "Non vraiment pas !"

20H40 - Après la pluie... le beau temps? - Après la pluie qui tombait sur Tulle à 20H00, le soleil revient, illuminant le bâtiment du Conseil général où se trouve François Hollande, et un arc-en-ciel apparaît dans le ciel. Sur la place de la Cathédrale, un écran géant diffuse des images de la campagne et des clips du PS. De la musique résonne : "Ca c'est vraiment toi" de Téléphone... Le vainqueur de la présidentielle est en train d'écrire son discours, confie un proche aux journalistes de l'AFP Guillaume Daudin et Karine Perret.

20H38 - A Marseille - Les partisans d'Hollande convergent vers le Vieux Port au soleil couchant, dans un concert de klaxons, de youyous. Des cornes de ferries sont venues s'ajouter au vacarme. Des centaines de personnes se rassemblent. La fête se poursuit aussi devant le siège local du PS. Des amies trinquent au "rosé de Francois Hollande".

20h36 - Peuple ingrat - Déçus ? Jean-françois et Thomas, étudiants de 20 ans, soupirent. "Le peuple français n'est pas très reconnaissant pour ce qu'il a fait, nous éviter d'être dans l'état de la Grèce aujourd'hui", dit Jean-François les yeux baissés, à la Mutualité. "Faut souhaiter beaucoup de courage à Hollande parce qu'il va en avoir besoin et parce que, malgré tout, on aime notre pays", enchaîne Thomas. La salle est maintenant presque vide.

20H35 - Milliers de personnes à Rennes - La foule est réunie sur la place de la mairie. Toulouse est la grande ville qui a le plus voté pour le candidat socialiste au premier tour. "On a gagné", crie la foule, tandis qu'on entend aussi quelque "casse-toi, pauv con". "La gauche acte II, François is back", dit une banderole sur un balcon de la place.

"Je vous aime..."

20H32 - Larmes... d'émotion - Sur la place de la Victoire à Bordeaux, Alain Rousset, le président PS de la région Aquitaine et "ministrable", pleure de joie.

20H31 - Je vous aime, merci - A la Mutualité, Nicolas Sarkozy évoque la responsabilité de la défaite, qu'il endosse en tant que "numéro un". "Rien de ce que j'ai dit pendant cette campagne n'était factice", assure-t-il, s'adressant à la foule "du fond de mon coeur". Dans une évocation aux autres candidats de cette élection, il déclare: "il y a trop de discours avec des mots qui sont prononcés qui ne veulent rien dire, parce ceux qui les prononcent disent le contraire de ce qu'ils viennent de dire". Il est ovationné. Il poursuit sur l'avenir: "une autre époque s'ouvre. Dans cette époque, je resterai l'un des vôtres.(...) Les épreuves, les joies et les peines ont tissé entre nous des liens que le temps n'effacera jamais. (...) "Jamais, mes chers compatriotes, je ne pourrai vous rendre tout ce que vous m'avez donné. (...) "Je vous aime, merci". La foule scande son nom à tout rompre.

20H30 - Législatives - Le patron de l'UMP Jean-François Copé appelle à la "mobilisation générale" pour les législatives. Il salue en Sarkozy un "président exceptionnel". Il adresse ses "voeux de succès" à Hollande.

20H27 - "On va couler" - A la Mutualité, les militants de l'UMP écoutent Sarkozy la mine grave. "On va couler", crie une femme. Quand le président défait évoque les "forces nombreuses" contre lui, on entend "oh oui" dans la foule, qui chuchote: "les médias". "Lui cest un homme, un vrai", souffle une quinquagenaire. Des "bravos, bravos" fusent dans la salle.

20H25 - SARKOZY: JE PORTE TOUTE LA RESPONSABILITE DE CETTE DEFAITE - La foule crie "Non!". "Je n'ai pas réussi à convaincre une majorité de Français". Il remercie les militants pour une "campagne inoubliable".

20H22 - PREMIERS MOTS DE SARKOZY: "LA FRANCE A UN NOUVEAU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, C'EST UN CHOIX DEMOCRATIQUE, REPUBLICAIN - Il souhaite "bonne chance" à Hollande qu'il vient d'avoir au téléphone, depuis la tribune de la Mutualité. "Je veux lui souhaiter bonne chance au milieu des épreuves", déclare-t-il, devant une foule qui l'ovationne. Il poursuit. "Il y a quelque chose de beaucoup plus fort que nous: c'est notre pays, c'est notre patrie, c'est la France. Je veux remercier tous les Français pour l'honneur qu'ils m'ont fait de m'avoir choisi pour présider notre pays pendant cinq ans. Jamais je n'oublierai cet honneur". La foule hurle "Nicolas, Nicolas".

20H19 - Félicitations belges - Le Premier ministre belge Elio Di Rupo "félicite chaleureusement" Hollande.

20H18 - Liesse à la Bastille - 31 ans après l'élection de François Mitterrand, la Bastille s'enflamme à nouveau. La place est noire de monde. Des fumigènes sont allumés tandis que les drapeaux tricolores flottent. Certains entreprennent d'escalader la colonne de Juillet. "Sarko, c'est fini!", "Hollande président!", "On a gagné! On a gagné!", scande la foule.

20H17 - "Larmes aux yeux" - Place de la Concorde, Claudine Hoareaux, 25 ans, en a "presque les larmes aux yeux". "J'ai vu son dernier meeting ça m'avait remotivée". Avec son compagnon, Thomas Blox, 25 ans aussi, ils savaient déjà que la fête de la Concorde était annulée, mais voulaient quand même venir. "On espérait qu'il se passerait quand même quelque chose", dit Claudine. Thomas est "déçu et inquiet pour la suite. Pour la droite qui risque de se déchirer si Sarkozy s'en va", mais aussi pour la France. "Avec les chiffres du 6, et si Hollande se casse la gueule comme on le prévoit, dans cinq ans , Marine Le Pen est au 1er tour."

Larmes de joie ou de déception

20H12 - LA PATRONNE DU PS MARTINE AUBRY: CE N'EST PAS LA VICTOIRE "D'UN CAMP CONTRE L'AUTRE, MAIS LA VICTOIRE DE LA FRANCE".

20H11 - "NOUS ALLONS REPARTIR A LA PROCHAINE BATAILLE", LES LEGISLATIVES, DECLARE ALAIN JUPPE.

20H08 - "Echec total" - Un responsable de l'UMP désigne un accusé: Patrick Buisson, conseiller controversé de Nicolas Sarkozy, stratège de la droitisation. "C'est surtout à M. Buisson que nous devons la défaite de la droite par le refus de toute ouverture, voire de tout débat sur les sujets de société comme le mariage gay, le droit de vote des étrangers aux élections locales ou encore l'euthanasie", fustige le chargé de la presse et des médias, David-Xavier Weiss.

20H07 - Déception - A la Maison de la Mutualité, des cris de dépit fusent de la foule et les mines sont déconfites à l'apparition du visage de François Hollande. Une femme quitte les lieux en pleurant. Au bout de quelques instants, la salle finit par scander en choeur un "merci Sarkozy ! Merci Sarkozy !"

20H02 - SARKOZY A INDIQUE A DES RESPONSABLES DE L'UMP: "NE VOUS DIVISEZ PAS, RESTEZ UNIS" - Il dit qu'il ne mènera pas la bataille des législatives.

20H01 - EXPLOSION DE JOIE AU SIEGE DU PS A PARIS ET A TULLE - Rue de Solférino, les militants ont fait le décompte en ch?ur. Avant de scander "Sarkozy, c'est fini". La foule est en délire.

20H00 - FRANCOIS HOLLANDE EST ELU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. Selon les estimations de quatre instituts de sondages, il a recueilli entre 52 et 53,3% des suffrages au second tour. D'après les instituts CSA, TNS Sofres et Ipsos, François Hollande a obtenu 52% des voix contre 48% au président sortant Nicolas Sarkozy. Les estimations de Harris Interactive variaient entre 52,7 et 53,3% en faveur du candidat socialiste.

Célébration deFrançois Hollande à Tulle, le 6 mai 2012© AFP

19H52 - Depuis Bruxelles -Depuis l'hôtel cinq étoiles "Le Châtelain" à Bruxelles, où s'étaient donné rendez-vous les sarkozystes, l'ambiance est au calme, constate Jérôme Rivet, de l'AFP. Un écran géant a été installé dans la cour intérieure, où quelques dizaines de Français de tous âges se sont rassemblés dans le calme. Une affiche de Nicolas Sarkozy est à moitié décollée. Pour Jérémy Michel, responsable UMP pour la Belgique, "ce n'est pas une surprise, mais on est quand même déçus. On avait le sentiment d'une mobilisation dans les derniers jours".

19H50 - Bonne figure - A la fédération UMP de Marseille, les jeunes sarkozystes veulent encore y croire. Ils agitent des drapeaux tricolores. Ils attendent le verdict. Ils tentent de faire bonne figure. "Hollande en Corrèze, Sarkozy a l'Elysée, scande la foule, en huant le candidat PS qui apparaît sur l'écran de TF1.

19H46 - "Magnifique" - Laurent Fabius, ancien Premier ministre, discute avec la presse au QG parisien du PS. A la question de savoir s'il est plus heureux que lors de la dernière victoire de la gauche, M. Fabius répond: "Je ne sais pas... Quand on se plante, ça dure quinze ans. Donc voilà...". Interrogé sur le fait de savoir si la victoire est encore plus belle, il répond, au milieu de la foule: "Elle est magnifique".

19H44 - Au balcon du PS - Rue de Solférino, Laurent Fabius et Harlem Désir apparaissent au balcon du siège du PS. Ils lèvent les bras en l'air en signe de victoire, devant une rue noire de monde et qui ne cesse d'agiter des drapeaux.

19H42 - Bayrou hué - A la Mutualité à Paris, les images retransmises par TF1 et France 2 d'une marée humaine devant le QG du PS rue de Solférino, puis le nom de François Hollande prononcé par la journaliste, sont copieusement hués par la foule UMP, qui hurle "Hollande en Corrèze, Sakozy à l'Elysée !". Mais le record d'intensité des sifflets est obtenu par François Bayrou, lorsqu'il est montré à la télévision en train de voter.

19H35 - A Tulle, "François, président!" - Dans le fief d'Hollande, 1.000 à 2.000 personnes sont réunies, place de la cathédrale. "François, président !" et "On a gagné ! On a gagné!", lancent des militants. Des klaxons résonnent sur la place.

RDV à la Bastille

19H40 - Essai son - A la Bastille, ambiance festive et détendue, la foule a déjà envahi la moitié de la place, selon Emmanuelle Michel, journaliste de l'AFP. Des dizaines de jeunes escaladent la colonne centrale. A la main des roses rouges, des drapeaux francais, du PS ou du PC et ils scandent "François président". De son côté Samir Tounsi, reporter du service Politique, observe que dans le carré des VIP, les techniciens s'activent et font des essais de son en vue de la diffusion du résultat à 20h sur les deux écrans géants.

19H38 - A Bordeaux - La place de la Victoire commence à se remplir. Quelque 400 personnes se sont massées sur l'esplanade et dans les cafés alentours, certains s'installant également pour pique-niquer devant l'écran géant installé par le PS local, rapporte Julie Fraysse, de l'AFP.

19H35 - "A tout à l'heure à la Bastille" - Manuel Valls, le directeur de la communication d'Hollande, lance cette invitation à des journalistes à la sortie du Conseil politique de la campagne du candidat socialiste. Plusieurs autres dirigeants du PS sortent souriants du Conseil politique. L'ancien Premier ministre Laurent Fabius se contente de lever les deux pouces en direction des photographes. "Je peux attendre 20H00 avec sérénité", glisse Bruno Le Roux, l'un des porte-parole d'Hollande.

19H29 - Grand sourire - A Marseille, Patrick Mennucci, maire des 1er et 7e arrondissements de la ville, arbore un grand sourire, assis sur un tabouret devant l'ecran géant installé dans la rue Montgrand, devant le siège du PS. Déjà plusieurs centaines de sympathisants sont massés devant le QG du PS.

19H25 Survoltés - Au fur et à mesure que les minutes passent, l'ambiance monte de plus en plus rue de Solférino. A l'intérieur, des chariots de victuailles se fraient difficilement un chemin à travers les invités et des dizaines de journalistes. A l'extérieur, des partisans socialistes sont de plus en plus bruyants, agitant des drapeaux tricolores ou frappés de la rose, dans une atmosphère de liesse. Des cris montent de plus en plus forts: "on va gagner". Des photographes sont postés dans des immeubles face au siège du PS. A Toulouse, quelques centaines de sympathisants de François Hollande sont rassemblés place du Capitole.

19H17 - Paillé sur Twitter - "Apres l'annonce de l'AFP, cette défaite de N.Sarkozy confirme l'erreur stratégique de la droitisation de sa campagne électorale et de l'UMP", commente Dominique Paillé, conseiller politique du Parti radical, sur son compte Twitter. "La présidentielle se gagne au centre. N Sarkozy n'a jamais voulu le prendre en compte. Il a eu tort", lâche le centriste.

19h14 - Checking - A la Concorde, un couple de trentenaires, tout sourire, est venu "vérifier qu'il ne se passait rien ici. Bon maintenant on va a Solferino et ensuite faire la fête a Bastille", explique Benoit, qui ne donne pas son nom. Il n'y a toujours ni scène, ni sono. Un homme en chasuble orange fluo, semblant en charge de l'organisation, repond: "Vous voyez quelque chose, une estrade, une sono...? Vous avez votre reponse. Vous savez très bien qu'il y avait deux endroits ce soir à Paris où il pouvait se passer quelque chose. Cela semble ne pas être là."

19H13 - Côté UMP - Devant la Mutualité, plusieurs centaines de militants UMP regardent TF1 sur un écran géant. Ils huent et sifflent dès qu'apparaissent des images de Solférino ou de Tulle, et acclament les images de la Mutualité. Ils scandent le slogan "Hollande en Corrèze, Sarkozy à l'Elysée", ou encore "Sarko Président".

19H10 - "Très grand bonheur" - Le porte-parole du PS Benoît Hamon exprime son "très grand bonheur". Pour lui, la victoire de Hollande mettrait "fin à 17 ans de règne de la droite à l'Elysée, 17 ans de politique de droite et à l'intérieur de ces 17 ans, la parenthèse du sarkozysme qui a accumulé les régressions sociales et démocratiques", dit-il à l'AFP au siège du PS.

La République de retour

19H09 - "Une chance pour la France" - Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, déclare à l'AFP que la victoire de François Hollande serait "une chance pour la France"."Le résultat de ce soir est une victoire pour tous les écologistes. L'accession de François Hollande à la présidence de la République est une chance pour la France, pour l'écologie, la justice sociale et la démocratie".

19H05 - HARLEM DESIR, NUMERO DEUX DU PS, DECLARE A L'AFP : "CE 6 MAI, AVEC FRANCOIS HOLLANDE, C'EST LA REPUBLIQUE QUI EST DE RETOUR".

18H52 - Premiers chiffres - Des médias étrangers ont publié des estimations basées sur les premiers dépouillements des bureaux de vote fermés à 18H00. L'AFP met donc à la disposition des clients de ses fils, les informations dont elle dispose, y compris sur ces chiffres. Leur diffusion au grand public est de la seule responsabilité des clients, avertit l'agence dans une note aux clients. L'AFP ne diffusera pour sa part aucune information sur les estimations auprès du public via ses services web avant 20H00.

18H51 - Des roses dans le métro - Dans la capitale, les sympathisants PS continuent d'affluer vers le QG du PS. Dans la ligne de métro qui mène à Solférino, drapeaux, et pancartes remplissent les rames, rapporte Ambre Tosunoglu, de l'AFP. Les pro-Hollande se reconnaissent entre eux et s'applaudissent. A l'arrivée rue de Solférino, les jeunes et moins jeunes se mélangent, roses à la main.

18H40 - "17 ans qu'on attend la gauche" - Juliette, 35 ans, traverse la place de la Bastille à vélo avec son fils Yannis. "Ca fait 17 ans qu'on attend la gauche. Les années Sarkozy, c'était dur. Le papa de mes enfants est d'origine algérienne, et il ne se sentait pas à l'aise". Elle est optimiste et compte revenir après la proclamation des résultats. Elle était sur la place, le 10 Mai 1981. Elle avait alors quatre ans.Léonore, 29 ans, chargée de projet, dit aussi espérer "un peu d'alternance et que Sarko s'en aillle, un peu d'unité nationale après Sarko, une autre Europe, même si, la dessus, j'ai peu d'espoir".

De jeunes sympathisantes de Nicolas Sarkozy, les larmes aux yeux, le 6 mai 2012 à La Mutualité à Paris© AFP

18H41 - Bayonne, Bayonne... - Une cinquantaine de militants de Bizi, mouvement altermondialiste basque, se sont rassemblés dans un bar associatif du petit Bayonne, pour "un pot de départ de Nicolas Sarkozy", expliquent-ils à Colette Larraburu, correspondante de l'AFP. C'est là que le président candidat avait été chahuté le 1er mars pendant une visite au Pays Basque. A Dax, au siège local de l'UMP, on jure qu'il y a du champagne gardé quelque part "au cas où".

18H40 - "Sarko président !" - La salle de la Mutualité est presque pleine. Debout devant la scène encadrée de deux écrans géants, les militants patientent le visage fermé. Soudain, la salle s'écrie en choeur "Sarko président, Sarko président !", en agitant les dizaines de drapeaux qui avaient été distribués quelques minutes auparavant. Assis au balcon, certains sourient mollement.

18H33 - Désolé, vous êtes mort... - Daniel Demay a eu une drôle de surprise. Cet habitant de Calonne-Ricouart, dans le Pas-de-Calais, s'est présenté pour voter. Mais "à la mairie, ils m'ont annoncé que j'étais décédé". Selon les registres de la mairie, l'homme avait été officiellement déclaré mort depuis janvier. La mairie semble avoir confondu M. Demay avec son beau-frère, mort le 11 janvier. La permanence du tribunal de Béthune a finalement autorisé le "décédé" à voter.

18H30 - Le PS à Marseille - Dans la cité phocéenne ensoleillée, le camp socialiste, optimiste, prépare les festivités, rapporte Anne Béade, de l'AFP. Deux écrans géants et un podium sont dressés dans la rue de la fédération PS, fermée à la circulation. En haut de la Canebière, un pot est prévu dans la soirée pour les militants PS, a indiquéle maire PS du premier secteur, Patrick Mennucci.

Bureaux de vote fermés à 18H00

18H25 - Sud - A Aubagne, où est basé le Commandement de la Légion étrangère, tout près de Marseille, le bureau de vote n°1 a fermé ses portes à 18H tapantes, avec un taux de participation en très légère baisse par rapport au premier tour: 74,8%, contre un peu plus de 75% le 22 avril.

18H23 - "Confiants" - Les dirigeants du PS commencent à converger à leur QG de l'avenue de Ségu pour une réunion du conseil politique de campagne. "On est confiants, mais on attend les résultats définitifs", déclare à des journalistes Jean-Marc Ayrault, le député-maire de Nantes. "On ressent de l'émotion. On attend", lâche seulement Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande. La patronne du PS, Martine Aubry et le maire de Paris, Bertrand Delanoë sont déjà là. Un responsable du PS a indiqué qu'il communiquerait des résultats préliminaires à François Hollande dès qu'il les obtiendrait, vers 18H35.

18H20 - Lunettes noires - Devant la Mutualité, rivée sur son smartphone, Sonia Piasenti, responsable des Jeunes actifs UMP objectif 2012, rappelle que "les bureaux de vote ne sont pas dépouillés". Lunettes noires et discours rodé, elle se dit "fidèle et pleine d'énergie". "C'est très serré. Les Français votent sur un projet, pas sur un Roi", ajoute-t-elle.

18H15 - Tee-shirts et clameurs - A la grande porte du siège du PS, des membres de l'équipe de campagne de Hollande distribuent des tee-shirts blancs et rouges frappés du slogan "C'est maintenant Francois Hollande 2012". Ca corne dans tous les coins. Une marée de drapeaux aux couleurs de la campagne s'agite dans tous les sens au moment où l'ecran du PS retransmet la désormais fameuse tirade "Moi, président de la République...", rythmée en musique.

18H06 - Avantage Bastille, morne Concorde - Les préparatifs s'accélèrent du côté de la Bastille. En revanche, à la Concorde, c'est toujours très, très calme. La circulation n'a pas été coupée. Aucune estrade n'est pour l'instant installée.Très peu de militants UMP sont présents, relève la journaliste de l'AFP Cécile Azzaro qui a parcouru les deux lieux.

18H05 - On y croit ? - A la Mutualité, Sophie Mellul, 48 ans, élégante et soigneusement maquillée, affirme "y croire". Mais... "ma fille vient d'installer son commerce, à 23 ans. Je lui ai dit +Si j'étais toi, sous un gouvernement de gauche, je passerais les concours de fonctionnaires et je postulerais pour un HLM !+", confie cette commerçante, qui tient une boutique de cadeaux.

17H59 - A Lille - Sur la grand-place, une tente et des platines sont installées par l'association Art Point M. Des préparatifs pour fêter la possible victoire de Hollande, "à la demande de la mairie de Lille", explique un membre de ce collectif de musiques électroniques à Nicolas Gubert, de l'AFP.

17H55 - Les socialistes balayés... en Grèce? - On vote aussi en ce moment en Grèce, un pays en pleine tourmente, où la colère gronde contre l'austérité. Le scrutin est surveillé de près dans toute l'Europe, qui redoute une implosion du système politique grec. Le Pasok socialiste devrait perdre plus de la moitié de ses 44% d'électeurs de 2009. Aube Dorée, un parti néo-nazi, qui refuse de payer la dette publique, pourrait faire irruption au Parlement, ce qui constituerait un coup de tonnerre.

17H48 - Recherche militants UMP - Calme plat pour l'heure, place de la Concorde, point de ralliement après la victoire de Sarkozy en 2007. Certes, on croise bien une demi-douzaine de camions satellitaires de TV français, belges et néerlandais le long du jardin des Tuileries. Mais aucun signe de militants sarkozystes."C'est plus calme ici. A Bastille, il y a plus de préparatifs", commentent Pierre et Roselyne, deux retraités parisiens qui reviennent de la place où la gauche a prévu de se rassembler en cas de victoire.

17H46 - Au fief UMP - Les sympathisants UMP, plus d'une centaine maintenant, commencent à entrer dans la Maison de la Mutualité, dans le quartier latin à Paris. En moins de 5 minutes, tout le monde est à l'intérieur. Jusqu'à l'arrivée d'un nouveau car rempli de sympathisants .

17H43 - Les voix de Neuilly - A Neuilly-sur-Seine, ville dont Nicolas Sarkozy a été maire de 1983 à 2002, les électeurs interrogés par Germain Moyon de l'AFP, au bureau de vote installé dans l'école des Huissiers, disent avoir fait leur choix sans hésiter. "J'ai toujours voté pareil", résume François Lissoni, 79 ans, qui habite depuis une cinquantaine d'années dans cette commune cossue où le président candidat a recueilli au premier tour 72,64% des suffrages, contre seulement 10,17% à Hollande. Yvan Le Muet, 52 ans, a voté "contre le pire" et trouvé la campagne "nulle": "Il n'y avait aucun débat, pas d'idées, pas de propositions. Cela s'est fait uniquement sur la défensive". Alice, 50 ans et qui ne donne son nom, a choisi "entre un vote désagréable et un vote catastrophique".

Un candidat non déclaré

17H40 - Jésus au second tour - Un candidat non déclaré a tenté une percée en Guyanne. Il a été repéré dans une école primaire, à Rémire-Montjoly, dans la banlieue de Cayenne. Lors du dépouillement, sur les 1.022 bulletins, deux portaient la mention "Jésus Christ". Un troisième proclamait: "Jésus nous sauvera". Ils imitaient parfaitement l'aspect des bulletins officiels.

17H33 - Paris vs France? - Sur le site internet de l'UMP, Geoffroy Didier, secrétaire national, veut y croire: "Le système parisien prédit, souhaite et orchestre la victoire, d?ores et déjà annoncée, de François Hollande. Le peuple de France, silencieux, concentré, indocile, prépare, lui, une victoire de leurs valeurs, les valeurs portée par Nicolas Sarkozy. Dimanche, la France va surprendre Paris !".

17H30 - Préparatifs soirée - La place de la Bastille est désormais coupée à la circulation. Une sono est déjà installée. Tout près, huit fourgons de gendarmes mobiles sont pré positionnés rue du Faubourg Saint-Antoine, constate Cécile Azzaro, journaliste de l'AFP.

17H28 - PARTICIPATION ESTIMEE A 81-81,5% SUR LA JOURNEE - Ce sont les estimations de deux instituts de sondage. Ifop-Fiducial donne 81,5%. 81% pour Harris Interactive et Viadeo. La participation avait été de 83,97% au second tour de la présidentielle de 2007.

17H27 - Solférino encombré - Aux abords du siège du PS à Paris, rue de Solférino, il y a déjà beaucoup de monde, constate Sabine Pradella, journaliste de l'AFP. Les médias font la queue pour récupérer leur accréditation, précieux sésame pour pouvoir couvrir la soirée électorale depuis les locaux du parti à la rose. Un grand praticable a été installé dans la rue, devant le siège du PS. Des techniciens s'activent encore pour finir de préparer les lieux. Chez les militants massés dans un flot de drapeaux derrière les barrières, certains ne peuvent s'empêcher de lancer des "On a gagné!".

17H20 - Bastille ou salle de bains - Venue voter à Vélib, Cécile Duflot, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, donne à la reporter de l'AFP Julie Ducourau son programme pour la soirée: ce sera place de la Bastille, "ou en train de pleurer dans sa salle de bains".

17H17 - Outre-mer - Plus d'un million de personnes résidant en Outre-mer ou à l'étranger ont déjà voté samedi. La participation est là aussi en hausse par rapport au premier tour. En Guadeloupe, la participation a gagné neuf points par rapport au 1er tour, pour s'élever à 61,84%, tout en étant moins forte qu'au second tour de 2007 (65,48%).

17H15 - Vote à Londres - Pour les Français qui votent à Londres, le second tour est mieux organisé que le premier: quelque 60 volontaires supplémentaires sont mobilisés, et le temps d'attente est moins important bien qu'il y ait plus de participants d'un tour sur l'autre, selon les organisateurs des bureaux, rapporte Christine Buhagiar, de l'AFP.

Préparatifs de soirée

17H10 - "Super stressée" - Devant la Maison de la Mutualité à Paris, Magali, fonctionnaire de police encartée à l'UMP allume une cigarette. "Si il ne gagne pas, on va m'emmener à l'hôpital. Je n'ai pas réussi à manger à midi, super stressée. Si Hollande gagne, c'est la catastrophe", confie-t-elle à Lucile Malandain, journaliste de l'AFP.

17H05 - La Bastille sans voitures - La place de la Bastille à Paris, lieu de rassemblement de la gauche à l'issue de l'élection du socialiste François Mitterrand en 1981 et potentiel lieu de célébration de la victoire pour François Hollande ce soir, commence à être progressivement coupée à la circulation. Les voitures passent au compte-goutte. Des barrières sont installées boulevard Richard Lenoir, remarque Samir Tounsi, journaliste AFP.

17H04 - LA PARTICIPATION A 17H00 ATTEINT 71,96% - C'est un recul de trois points par rapport au second tour de 2007. Si le rythme se maintient entre 17H00 et 20H00, la participation sera un peu supérieure à celle du 22 avril, mais moins importante qu'au second tour de 2007.

Un électeur vote à Fort-de-France, en Martinique, le 5 mai 2012© AFP

17H01 - "Nicolas président" - Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse Carla, a voté à Paris dans le XVIe arrondissement à 11H50. Il a été accueilli devant le bureau de vote, au lycée Jean de la Fontaine, par plusieurs centaines de personnes, dont beaucoup criaient "Nicolas président", et a signé des autographes. Nicolas et Carla Sarkozy, tous deux vêtus de gris, ont chacun pris un seul bulletin avant de pénétrer dans l'isoloir. Après avoir voté, la Première dame est revenue sur ses pas car elle avait oublié sa pièce d'identité. A la sortie, le candidat président s'est frayé un chemin dans la foule, serrant de nouveau des mains.

17H00 - "Bien dormi?" - François Hollande a voté à 10H30 à Tulle, au bureau de vote Marie-Laurent, une petite salle des fêtes du chef-lieu corrézien. En costume sombre, il est venu voter avec sa compagne Valérie Trierweiler. Vêtue d'un long manteau marron et blanc, elle est restée au fond du bureau de vote et n'a pas souhaité faire de déclaration. Vers 10H29, le candidat PS a pris des bulletins de vote puis est entré dans l'un des trois isoloirs, celui de gauche, avant de faire la queue derrière quelques personnes. "Vous avez bien dormi ?", lui a demandé un journaliste. "Oui, brièvement", a répondu le candidat PS. Alors qu'on lui