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Sucre, édulcorants et diabète, le vrai du faux

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Une consommation excessive de boissons sucrées favorise l'apparition du diabète de type 2.

Nombreux sont ceux d’entre vous qui ont déjà tenté de boire des boissons édulcorées pour avoir une saveur sucrée tout en évitant l’apport calorique des sucres. Qu’en est-il de l’usage prolongé des édulcorants ? Sont-ils nocifs pour notre santé ? Favorisent-ils aussi le développement du diabète de type 2 ? L’heure est aux révélations !


Zoom sur les glucides

Rappelons tout d’abord qu’il existe deux catégories de glucides (sucres):

  1. Les glucides simples: les monosaccharides (le glucose et le fructose) et les disaccharides (le saccharose appelé plus couramment le sucre de table et le lactose). Dans notre alimentation, les sucres simples ont plusieurs origines: végétale, produits laitiers, miel et sucres ajoutés.
  2. Les glucides complexes: comme l’amidon, les fibres, le glycogène. Ils sont présents dans les céréales, les légumineuses, les tubercules, les racines et les fruits. Selon les recommandations nutritionnelles, ils devraient idéalement composer 50 à 55% de notre apport calorique total en énergie. D’un point de vue nutritionnel, ces aliments sont «riches», c’est-à-dire qu’ils contiennent non seulement des calories glucidiques mais aussi des fibres, des micronutriments et des antioxydants.


Limiter les sucres ajoutés

Les sucres ajoutés sont présents dans les sodas, chocolats, pâtisseries… et constituent la majeure partie de l’excès de notre apport en sucre. Nous devons limiter notre consommation de sucres ajoutés à max. 10% de notre apport énergétique total (AET). Or, ce pourcentage est largement dépassé par un pourcentage élevé de la population.

Si vous avalez 2000 kilocalories par jour, en principe, vous ne devriez pas dépasser 200 kilocalories de sucres ajoutés  par jour. Ce qui est équivalent à 50 g de sucres ajoutés. Ce qui est finalement une très petite quantité car un verre de coca équivaut à 20 g de sucres. Or, les enquêtes de consommation révèlent que la majorité de la population consomme 150-200 g de sucres ajoutés par jour.

Boissons sucrées et diabète de type 2?

Une étude scientifique britannique récente faite sur 25 000 sujets pendant 10 ans a permis de conclure qu’une consommation excessive de boissons sucrées (330 ml par jour = 1 canette de coca) entraînait un risque de 20 à 25% de développer un diabète de type 2. Les scientifiques avaient aussi évalué l’intérêt de substituer aux boissons sucrées de l’eau, du thé ou du café noir non sucré. Les résultats ont pu démontrer une réduction significative du risque. La substitution avec des boissons édulcorées n’a, quant à elle, pas donné des résultats similaires.


Quid des jus de fruits et des fruits? 

Le jus de fruits a souvent meilleure presse comparativement aux boissons sucrées telles que le coca-cola. Pourtant, ce n’est pas une alternative judicieuse car une consommation importante de jus de fruits augmente le risque de 15% de développer un diabète de type 2. Concernant les fruits, il a été démontré qu’une plus grande consommation de certains fruits (pommes, raisins, myrtilles…) était plutôt associée à une diminution de l’apparition du diabète de type 2.

Mécanismes impliqués

Mais pourquoi finalement les boissons sucrées, dont les sodas et les jus de fruits, favoriseraient le développement du diabète de type 2 ?

Plusieurs hypothèses ont été mises en exergue: 

  1. Ce type de boissons provoque une charge glycémique élevée, c’est-à-dire une élévation du sucre sanguin.

  2. Ce sont des produits liquides. Ils sont à faible pouvoir satiétogène car il y a une absence de mastication et une vidange gastrique rapide.

  3. Elles favoriseraient l’addiction aux sucres. Oui, mais… la fraction de diabète attribuable aux sucres ajoutés est de 20% à 25% maximum ! On ne peut donc pas attribuer tous les maux aux sucres ajoutés… Pour éviter de devenir obèse et diabétique, privilégiez une hygiène de vie basée sur une alimentation équilibrée et la pratique d’une activité sportive.

Édulcorants artificiels

Les conclusions de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES, France) n’ont pas démontré d’effet bénéfique permettant de recommander la consommation régulière d’édulcorants, aussi appelés sucres artificiels (aspartame, extrait de stévia, sucralose…), au long terme chez l’adulte et chez l’enfant. Les données disponibles ne montrent toutefois pas l’existence d’un risque chez les consommateurs ponctuels.

Et pourtant… une étude israélienne, publiée en 2014, dans la revue scientifique Nature met K.O. les édulcorants artificiels. Selon les experts, l’aspartame, le sucralose et la saccharine induisent une intolérance au glucose – et par conséquent l’apparition du diabète de type 2 - en altérant notre flore intestinale (microbiote intestinal). Quant à savoir si le Stévia est la seule alternative de sucre sûr et sain sur le marché… Il existe à l’heure actuelle trop peu d’études scientifiques pour apporter une réponse claire et précise.