Allez-vous l'adopter ?

Moins de viande, plus de fruits et légumes: voici le régime qui peut sauver la planète

Bien-être
Les chercheurs sont formels: il faut diviser sa consommation de viande rouge, de sucre ajouté et manger plus de fruits, de légumes, de noix...
© Sara Dubler / Unsplash / Domaine public

La revue médicale The Lancet et l'ONG Eat ont publié une étude détaillant le régime alimentaire à adopter pour préserver notre santé et notre environnement,

Beaucoup moins de viande et de sucre, plus de fruits, de légumes, de noix et de légumineuses... À en croire cette étude des chercheurs de la revue The Lancet et de l'ONG Eat, ce sont les changements à opérer si l'on veut pouvoir nourrir sainement les 10 milliards d'individus que nous serons en 2050.

Sans aucune action de notre part, "les enfants d'aujourd'hui hériteraient alors d'une planète gravement dégradée avec une grande partie de la population souffrant de plus en plus de malnutrition et de maladies évitables". Aujourd'hui déjà, 820 millions personnes souffrent de malnutrition alors que 2,4 milliards surconsomment les denrées alimentaires produites et que la moitié de la population mondiale à un régime carencé. Voilà pour les réjouissances.

UN RÉGIME POUR BIEN VIVRE EN 2050
La bonne nouvelle, c'est que tout le monde peut agir à son niveau. "Aucun levier n'est plus puissant que l'alimentation afin d'optimiser la santé humaine et la durabilité de notre environnement" peut-on lire en ouverture de l'étude.

Pour cela, il faudrait atteindre ce que les scientifiques appellent un "régime de santé planétaire". En clair, un régime alimentaire qui soit à la fois durable pour l'environnement et bon pour notre santé. Sans surprise, cette diète ne correspond pas à notre mode de vie actuel et il faudrait sérieusement le rééquilibrer en consommant chaque jour:

  • 232 g de graines et céréales complètes,
  • 50 g tubercules et légumes féculents,
  • 300 g de légumes
  • 200 g de fruits
  • 250 g de produits laitiers
  • 14 g de viande rouge, 29 g de viande blanche, 13 g d'oeufs, 28 g de poisson, 75 g de haricots secs, lentilles ou pois
  • 50 g de noix
  • 40 g d'huiles insaturées et 11,8 g d'huiles saturées
  • et pour finir, limiter les sucres ajoutés à 31 g.

Évidemment, ce sont des moyennes qui peuvent être adaptées et qui ne sont pas applicables à chaque journée et à chaque culture. Les chercheurs retiennent que dans les pays développés, il faudrait diviser par deux notre consommation de sucres ajoutés et de viande rouge et plus que doubler la quantité de fruits, légumes, légumineuses et noix.

© The Lancet / Eat


Si l'alimentation est bien un un "levier puissant", la changer serait insuffisant pour préserver la planète. Deux autres actions de production seraient indispensables pour rendre notre système vraiment durable: cultiver plus propre et gaspiller moins.

Pour être précis, il faudrait diviser par deux le gaspillage alimentaire et mettre en place une agriculture "plus verte" avec des rendements plus stables, moins de pesticides et une utilisation équilibrée des terres agricoles et des villes qui produisent une partie de leur consommation.



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