Recyclage intensif

Les déchets organiques valent de l'or, la preuve à Stockholm

"On répond comme on veut aux besoins en chauffage et en électricité dans la ville"

Stockholm est une capitale nordique mais elle est bien chauffée, notamment grâce aux déchets des habitants triés dans 5 sacs poubelle différents et brûlés pour produire plusieurs types d’énergie.

Un bus sur 4 roule au biogaz

Un bus sur quatre roule au biogaz à Stockholm. Les déchets des Suédois sont brûlés et le gaz récupéré de cette combustion sert non seulement à faire fonctionner ce type de véhicule mais aussi à chauffer une partie de la ville ou encore à produire de l’électricité.  

Le développement des usines s’est accéléré ces 5 dernières années. 5 bâtiments traitent les déchets. De leur four sort assez de carburant pour chauffer 80% des foyers de Stockholm.

"On répond comme on veut aux besoins en chauffage et en électricité dans la ville"

"On a pas inventé le bio carburant", dit le porte-parole de Stockholm exergi. "Mais ce que nous avons d’unique c’est qu’avec nos usines de récupération de déchets, on répond comme on veut aux besoins en chauffage et en électricité dans la ville."

Les déchets sont organiques et mélangés avec des bouts de bois récupérés auprès de l’industrie forestière de Suède, parfois de pays voisins. Ils sont alors acheminés par bateau.

Une activité rentable

L’activité est rentable. Les taxes payées par les habitants servent à récolter les déchets et les amener dans des usines de traitement. Le matériel est coûteux. Un four peut coûter 700 millions d’euros. Mais la revente de bio carburant permet d’amortir la dépense.

2.000 kilomètres de tuyaux traversent Stockholm pour amener cette source de chauffage dans les foyers. La capitale n’est pas la seule à bénéficier de cette technique. A Uppsala, quatrième ville la plus importante de Suède, on construit actuellement de nouveaux pipelines. Dans un an, ils ravitailleront la station-service des bus municipaux.