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Même à court terme, le Voltarène augmente le risque d'AVC

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Le diclofénac plus connu sous le nom de Voltarène fait l'objet d'une mise en garde par l'association UFC Que Choisir. Elle défend la prise du médicament, notamment en automédication, qui augmente le risque d'incidents cardiovasculaires (AVC) sur le court terme.

"Le Voltarène ou diclofénac ne doit surtout pas être utilisé en automédication" rappelle l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). L'anti-inflammatoire sous sa forme orale, en comprimés ou en gélules, serait effectivement associé à un risque d'accru d'incident cardiovasculaire ou AVC, comme on vous l'avait annoncé en septembre dernier, mais cette fois-ci même sur une période courte d'après l'association UFC Que Choisir ce mardi 8 octobre sur son site internet. 



La molécule est un anti-inflammatoire anti stéroïdiens (AINS) traditionnellement prescrit pour traiter les maux de dos et les rhumatismes de manière générale. Sur le marché phamarceutique, le Voltarène représente plus de trois millions de boîtes délivrées en 2017.  

UN RISQUE D'AVC ACCRU 
La tendance semble se confirmer après cette étude danoise publiée le 4 septembre effectuée sur 7 millions d'hommes et de femmes : les chercheurs ont pu comparer la survenue d'accidents cardiovasculaires après la prescription de différents anti-inflammatoires (naproxène, ibuprofène, diclofénac) ou de paracétamol par rapport à un groupe de personnes sans traitement. 

Trente jours suivant le début du traitement, elle montre que le diclofénac est associé à un risque accru de 20 à 30% d'incidents cardiovasculaires majeurs, comme des cas d'insuffisance cardiaque, d'AVC ischémique, d'infarctus du myocarde ou de fibrillation auriculaire comparé à du paracétamol. 

UNE RÉÉVALUATION DU MÉDICAMENT PRÉVUE EN 2019
La contre-indication n'est pas nouvelle. Sur la notice, le diclofénac était déjà particulièrement déconseillé aux personnes souffrant de maladies cardiovasculaires. Jusqu'à présent, l'administration de ce médicament ne posait pas de problèmes sur des courtes durées et de faibles doses. 

Cette position risque d'évoluer car l'ANSM annonce la réévaluation du produit dès le début de l'année 2019. "Cette évaluation prendra en compte cette étude réalisée au Danemark" indique l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. 

En cas de douleurs, l'ANSM recommande l'utilisation du paracétamol en priorité pour l'automédication, cette prise de médicaments sans prescription, ou sur prescription. Mais tout comme l'intégralité des médicaments, ceux-ci présentent un risque et "devrait systématiquement s'accompagner d'un conseil médical ou du pharmacien" souligne l'UFC Que Choisir.