Retour du froid

Comment protéger vos fleurs?

Belgique

Ça n'a rien d'exceptionnel, mais c'est vrai qu'on s'était déjà habitué à la chaleur du soleil.

Le thermomètre est en chute libre, cette semaine, particulièrement la nuit et le matin. Des gelées, et même des averses hivernales dues à de l'air polaire qui vient nous rappeler qu'on n'en a, pas encore fini avec l'hiver et qui mènent la vie dure à nos plantes. Les explications de Vincent Jamoulle et David Muller.

Ciel bleu soleil et bourgeons. A ce tableau printanier, il faut ajouter pour les jours qui viennent les masses d’air venues du Nord, les pare-brise à gratter, les giboulées de grêle ou même de neige fondante. Les nuits et les matinées sont particulièrement fraîches.
"Ca peut descendre très bas et d’autant plus dans les vallées ardennaises qui sont encaissées, le froid peut s’y accumuler et donc on peut effectivement descendre sur du - 4, - 5, - 6", confirme Sébastien Doutreloup, climatologue à l’ULG.
 
Protéger du gel, les fleurs les plus sensibles, un vrai casse-tête. -2 degrés la nuit dernière à Stavelot, ces plantes annuelles protégées par un voile ont survécu à leur nuit passée dehors. Stephen Saint Ghislain, horticulteur, vérifie avec nous la santé de ses fleurs: "C’était un tout petit peu limite pour certaines oui.  Donc là, j’ai du diascia, j’ai des alysses, des œillets et des népétas et d’autres choses plus solides, qui elles pourront rester dehors mais tout ce qui est géraniums, surfinias, même s’ils supportent de petites gelées. On ne va pas prendre de risques et pas les laisser s’abîmer".

Direction la serre qui sera chauffée pendant la nuit. "C’est de suite, un peu plus de travail, c’est les sortir tous les jours, les rentrer tous les soirs pour les protéger. On est en Belgique, le temps est tempéré. Il fait parfois beau, il fait parfois mauvais, on le sait et c’est la vie", conclut l’horticulteur.

Ce genre d’incursion de l’air polaire, il faut s’y attendre jusqu’aux Saints de glace, à la moitié du mois de mai.