Le petit coin de l'ouvreuse

Geen Vlaams alstublieft !

L'Ouvreuse
© RTL

Même si certains conpatriotes de l’ouvreuse sont d’avis que le mot "polyglotte" est une grossière insulte, une majorité de Luxebourgeois s’estime heureuse de parler deux, trois voire quatre langues autres que leur sympathique patois local. Ça peut toujours servir pour les trois ou quatre vacances annuelles avec Juxair.

Cependant, le Flamand ne fait pas partie des langues courantes dans notre petit paradis (ou comme dirait Trump, "dans notre petit Pleasure"). Il faudrait juste préciser cela aux dirigeants du groupe Kinepolis, dont les origines sont belges et bien au plat pays si cher à Jacques Brel. Pourquoi l’ouvreuse donne-t-elle des leçons linguistiques dans le premier papier officiel pour sa rentrée joyeuse chez 5minutes ? Parce qu’elle n’y comprend que dalle. "Kannitverstan", dirait sans doute Johann Peter Hebel.

Il y a quelques jours, un ami de l’ouvreuse visiblement choqué (appelons le Francis) lui a fait parvenir une vidéo de quelques secondes filmée clandestinement dans une des salles du Kirchberg : un court extrait de la bande annonce du film "Alex – de Jongen die Koning zou worden". Il s’agit là du doublage flamand d’un film britannique de Joe Cornish, au titre original "The Kid who would be King" censé sortir en 2019. Que même avant le Brexit Kinepolis propose un doublage flamand d’un film anglais à ses clients luxebourgeois est déjà étrange, Zoeteke, mais que la bande-annonce ne soit même pas sous-titrée en français est franchement calamiteux, pour ne pas dire insultant envers la clientèle locale. Est-ce que les responsables ne visionnent pas les trailers avant de les balancer au public dans une langue dont ils comprennent que dalle ?



Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’une telle calamité arrive chez nos vrienden frito- et moulophiles. Au Ciné Utopia, quelques arrêts de tram plus loin, l’ouvreuse a elle-même eu plusieurs rencontres du troisième type avec des bandes annonces pour des films italiens, parlées en Italien comme il se doit, mais uniquement sous-titrées en Vlaams. Certes, l’ouvreuse comprend un peu l’Italien, mais pas les dialectes locaux parlés dans les films en question. Ce genre de panne peut arriver une fois, tout le monde a droit à une gaffe, mais quand cela devient systématique, on est en droit de se poser des questions sur ce genre de m’enfoutisme. Peut-être qu’on ne devrait pas demander aux projectionnistes de faire la vente au bar et de nettoyer les tables dans l’espace attente, plutôt que de les laisser vérifier si les trucs qu’ils passent sur l’écran soient compréhensibles pour la clientèle. Avez-vous de la cancoillotte où juste des tomates-crevettes ?  Godverdomme, une fois !

Et tant que Marie-Amandine est en train de râler (ça fait quand-même trois ans qu’elle ferme son clapet), râlons franchement. Une des raisons du succès du Ciné Utopia a toujours été son système de réservation par téléphone plutôt efficace. De nos jours, sans doute parce que Picsou n’envoie pas assez de personnel sur place, le téléphone sonne souvent pendant une éternité avant que la personne derrière le bar qui prépare et vend le café, les cocas, les glaces, les croque- monsieur, les bières, le crémant et même les billets d’entrée trouve un moment pour décrocher et prendre la réservation.  L’ouvreuse dit ça juste au cas où quelqu’un se poserait la question pourquoi les chiffres de l’Utopia sont en baisse. 

Marie-Amandine
Geen Vlaamse Meisje

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